BO du Blog

lundi 16 novembre 2009

Addict

It's not a habit, it's cool, I feel alive
If you don't have it you're on the other side
I'm not an addict (maybe that's a lie)
KS Choice (Not an addict)


Je suis un addict à tout. J'ai lu des articles et vu des documentaires qui mettaient en parallèle des expériences chez les rats et la conduite des hommes. Des choses assez intéressantes en sortaient.
Tout d'abord, le nombre de personnes constitutionnellement plus sensibles que d'autres à l'addiction (au potentiel addictif plus fort) seraient entre 10 et 15% chez les hommes ... comme chez les rats. Si l'on prend les USA, 5.5% de la population est considérée alcoolique, 1.5% dépendante aux drogues. Si l'on ajoute les addictions au jeu, au sexe, aux jeux vidéos, etc etc, on doit tendre vers ce chiffre. Attention, ce n'est pas parce qu'on a une faiblesse qu'on y cède ou parce que l'on est plus robuste que l'on ne cède pas !
Il ressort ensuite que les personnes plus sensibles auraient un déficit en certains récepteurs dans le cerveau. Ceci postulerait donc que la tendance à l'addiction est génétique. Mais là, pas si simple ... Car cette faiblesse en récepteurs est plus fréquemment présente chez les enfants maltraités. Ce qui rejoint le bon sens : un enfant battu & abusé a statistiquement plus de chances de finir junkie qu'un enfant choyé. Le potentiel d'addiction se définit donc par un terrain favorable qui est ensuite potentialisé ou non par l'environnement. Donc, dans le bon vieux débat entre l'inné et l'acquis, en ce cas, match nul, 1 partout, balle au centre.
Revenons-en à moi (on est dans le thème Introspection, non ?). J'ai le sentiment d'avoir cette vulnérabilité génétique à l'addiction. Ca a commencé à la fin de l'adolescence et aux années étudiantes (les écoles sont les plus grands pourvoyeurs d'addicts ...). Addiction à la cigarette, alcool, THC puis vitesse automobile. Puis entrée dans la vie d'adulte, addition au travail ... à l'email ensuite, au sport, aux benzodiazepines, aux opiacés (codéine) et maintenant à l'écriture.
Ce qu'il y a, c'est que je suis un addict raisonnable. Cela paraît contradictoire voire antinomique mais c'est le cas. Soit que mon potentiel de faiblesse génétique est léger soit mon SurMoi (et partant mon éducation) me limite de façon à ce que je ne franchisse jamais la ligne rouge. Ainsi, je ne peux pas dire que j'ai souffert d'une vraie addiction à un des produits listés (pas au sens pathologique du terme). De plus, je veille (inconsciemment) à passer d'une addiction à l'autre dans une logique de tout ou rien. D'abus de THC, je suis passé à une abstinence farouche depuis 15 ans. Je n'ai plus pris une cuite depuis 2 ou 3 ans. Après plusieurs années de sport (6 fois/semaines), je n'en ai pas fait depuis des mois. Je suis un peu comme un gamin qui saute de pierre en pierre sur le gué d'un ruisseau pour éviter de se faire emporter par le flot ...

Alors que faire pour la suite ? Me faire une addict-list pour recenser mes addictions futures (philatélie, jardinage, ...) ou refaire un cycle (alcool, puis sport, ...) ? L'avenir me le dira !

Quelques liens :
http://www.lafondationfas.org/shared/Comprendre/recepteurs.pdf
http://www.nonfiction.fr/article-151-lapproche_freudienne_des_addictions.htm
http://www.wrongdiagnosis.com/a/addiction/prevalence-types.htm

1 commentaire:

  1. Multi-addict ou surdoué inépuisable qui cherche à explorer sans limite (du moins jusqu'à des limites hors du commun) un par un des thèmes aussi divers que variés ? ;o)

    Pré-crise de la quarantaine, je ne sais pas, mais cette énergie dévolue à l'exploration du moi est assez symptomatique !

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