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vendredi 13 novembre 2009

Am I Popular ?

I'm head of the class
I'm popular
I'm a quarter back
I'm popular
My mom says I'm a catch
I'm popular

La suite sur : YouTube.
On est tellement imprégné de la subculture US via les séries, le cinéma ou la littérature que l'on est vraiment familier avec tous les rites ados américains : le prom, les dates et leurs règles (au bout de combien de rendez-vous on couche ? on accepte de laisser glisser sa main sous le pull ? ou de nos jours, de faire une p. - dans l'ordre inverse), le springbreak, les fraternités et surtout le concept de popularity.
Ce qui est étonnant, c'est que le concept n'existe pas en France. Bien sûr, il existe mais de façon beaucoup plus cachée et moins codifiée. Aux US, tout cela répond à une mécanique bien huilée, il y a presque un barème:
- fréquenter un joueur de l'équipe de foot : +2, le capitaine : +5, coucher avec lui : +10
- traîner avec des geek : -5, des nolife : -10
- Faire partie de l'équipe de majorettes : +3
- Faire partie des Beta-Delta-Phi : +10
Et ainsi de suite ... et ainsi sort le ranking de la popularity ... Voila comment les américains sont habitués à la compétition dans sa brutalité la plus crue dès leur adolescence. Ce qui explique bien plus, selon moi, les massacres type Columbine que la quasi libre-circulation des armes. Le système est tellement violent que les marginalisés deviennent eux-mêmes ultra-violents. Et que descendent-ils lors de leur shoot-em'up grandeur nature ? Les populars ... CQFD
Pas très introspectif tout ça, non ?
Bon, et en France ? Plus globalement, en France comme ailleurs, je pense (vaguement aidé par quelques lectures !!) que la répartition d'un groupe humain un tant soit peu nombreux se fait ainsi :
- une peu nombreuse classe de dominants (les alpha-males qui peuvent par ailleurs être des femmes)
- une petite classe d'opprimés (les souffre-douleurs)
- une petite classe de marginaux (style ados gothiques) en dehors du système
- une petite classe de rebelles en dehors et contre le système y compris violemment
- une gros ventre mou de suiveurs

La question est : et moi, je suis où ? Bon, se mettre dans le ventre mou n'est pas très flatteur pour l'ego et mon ego ne me placera pas là ...
Je pense que j'ai été pendant mon enfance et mon adolescence dans les marginaux, pas vraiment dans le système, un peu inadapté, certes pas dominé, pas souffre-douleur, mais pas ennemi du système non plus.
Mes années estudiantines ont été dans la même lignée avec un crochet dans la classe des "rebelles" bien que ma rébellion ait été pour le moins silencieuse (sécher les cours en masse par exemple).
Et maintenant, où suis-je ?
Et bien, je suis un peu perdu ... je n'ai, il est vrai, pas vraiment le recul.
Je ne peux pas dire que je fais partie des souffre-douleurs.
Rebelle ? Non
Marginal ? Mon style de vie ne plaide pas vraiment pour ça. Je serai plus à classer dans les bobos que dans les marginaux ... Seul mon parcours professionnel atypique et quelques valeurs non conventionnelles me relient encore à ce groupe.
Dominant ? Est-ce que le fait d'avoir des postes que l'on peut qualifier de "cadre sup" (mais dans des PME ...) me donne droit à ce label ? Cela suppose une certaine force de prédation, un charisme que je ne suis pas sur d'avoir ...
Cela veut-il dire que j'ai rejoint le ventre mou ? Dur pour mon ego ...

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