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samedi 7 novembre 2009

Des commissions des traders, des joueurs de foot et de la pub

En ce moment, les boucs-émissaires des infos sont les traders. En effet, difficile, suite à la crise, de verser une larme pour des jeunes types en Weston/Burberry, roulant en Bentley, bouffis d'orgueil et de fric.
Tout le monde (le gouvernement français le premier) se rue donc vers la solution miracle : limiter la rémunération des traders. Est-ce la panacée ? Essayons d'y voir plus clair ...
Que clament les traders ? Que s'ils font gagner 1 millions d'euros à leur entreprise, il n'est pas choquant qu'ils touchent 100.000 euros. Et que s'ils font gagner 1 milliards, ils doivent toucher 100 millions. Argument imparable ? Pour moi, en tout cas, il est des plus valable. Ne retrouve-t-on pas le même dans le monde du sport ? Le joueur le plus payé de Ligue 1 (qui fait figure de parent pauvre), émarge à environ 425.000 euros bruts par mois soit environ 25 ans de SMIC par mois. Une honte direz-vous ? Que nenni, on vous rétorquera que ces joueurs font venir les foules dans les stades, les font rêver et accessoirement acheter des T-Shirts à leurs enfants et s'abonner à Canal+.
Plus fondamentalement, n'est-ce pas là l'essence du travail et de l'économie ? Qui par son travail génère des bénéfices pour son patron/actionnaire/employeur doit pouvoir toucher un % de ce bénéfice. Bien entendu, la valeur du-dit % est très variable et pose d'autres problèmes que je n'aborderai pas ici.
Mon point de vue est que ce raisonnement est totalement fondé (je génère un bénéfice donc j'en capte un %) et qu'il doit s'appliquer au trader comme à l'épicier. D'où, à mon sens, l'idée de limiter les salaires des traders est une bêtise. Ou disons du paracetamol pour faire tomber la fièvre ... mais qui ne combat pas l'infection.
Les vraies questions, à mon sens, concernent les sommes sur lesquels les % sont prélevés :
1. Pourquoi atteignent-elles de telles valeurs stratosphériques ?
2. Cela correspond-il à un sens pour la société ? (service rendu)

Questions ardues, qu'il faut prendre secteur d'activité par secteur d'activité.
Commençons par le foot (ou ce qu'il est convenu d'appeler le sport-business). Si l'on veut répondre à la question 1. (pourquoi des sommes stratosphériques ?), la réponse est la mondialisation et l'effet d'échelle. Un joueur star qui autrefois faisait rêver dans sa région ou son pays fait aujourd'hui rêver dans le monde entier. Et le gamin de Liverpool mais aussi Lagos, Shanghai, ou Buenos-Aires voudra son poster et son T-Shirt. La seconde question est plus complexe à démêler : cela correspond-il à un service rendu ? On pourrait arguer (surtout moi qui n'aime pas le foot) que non, cela n'a aucun effet sur la société, ça ne soigne pas les gens, ça ne facilite pas leur quotidien. Mais l'inverse est aussi vrai : aussi malheureux que ce soit, cela fait rêver des gens qui considèrent leur club comme quelque chose d'aussi important que leur famille, cela les soulage de leur misère quotidienne, cela fait briller quelque chose. Finalement, on peut donc lui attribuer une valeur sociale tout comme on peut (et on doit !) en attribuer une à l'art.
Prenons un autre secteur qui brasse certes moins d'argent mais peut nous aider à progresser dans notre interrogation : la publicité. Là encore, l'accroissement de celle-ci est du tout bêtement à la croissance économique globale et à la mondialisation. Par contre, la réponse à la seconde question est plus difficile : quelle est l'utilité de la publicité pour la société ? Les tenants du libéralisme vous diront : aiguillonner la compétition, informer le consommateur, obtenir les meilleurs prix pour celui-ci. Cela sous-entend déjà que la compétition est le mode le plus efficient de production des richesses, ce qui est loin d'être une cause entendue. De plus, une contradiction s'ouvre immédiatement. En effet, qui sont les plus déverseurs de pubs (annonceurs en beau langage) ? : en général, des sociétés leaders sur leur marché (L'Oreal pour citer un des plus gros annonceurs de France) qui inondent les écrans/panneaux et autres supports de leurs publicité pour conserver leur leadership et surtout s'assurer que le ticket d'entrée sur leur marché sera bien trop élevé pour n'importe quel concurrent. On est donc bien loin de l'idéal de la compétition mais dans une pratique de contrôle monopolistique.
Il nous faut bien enfin arriver au secteur qui nous intéresse : la finance. Pourquoi une telle hyper-inflation des montants ? Car la machine a créé du virtuel, elle ne repose plus sur rien. Quand on vend du réel (des petits-poids mettons), on est limité par la capacité de production ou les besoins des consommateurs. Mais quand on est dans l'irréel, le virtuel, ces limites n'ont plus de sens. Les produits dérivés complexes ne reposent plus sur la réalité : ils peuvent donc s'en affranchir et brasser des sommes hors de la portée de l'imaginaire. La question suivante est : quelle est l'utilité économique de cette sphère financière ? Les ultra-orthodoxes vous répondront qu'il faut des spéculateurs pour permettre la liquidité du marché, pour agiter la fameuse main invisible (et imaginaire) des dits marché. Une sorte de lubrification des rouages. Sauf qu'aujourd'hui, cette lubrification coûte plus cher que tout ce que la machine produit. C'est là que nous nous sommes égarés.

Plafonner les salaires des traders ne servirait à rien sinon à désigner quelques types à la vindicte populaire pour nous affranchir d'une réflexion profonde sur le sens de notre économie.

14 commentaires:

  1. Tu as raison Nico, plafonner les salaires des traders ne servirait à rien. Quelques coup de pieds au cul seraient beaucoup plus efficaces.
    Signé: La vindicte populaire.

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  2. J'en reviens à la morale.
    Si on occulte le côté purement légaliste des 2 activités pour se concentrer sur les aspects purement économiques.
    Quel différence entre un trader et un trafiquant de drogue?
    Les 2 activités sont lucratives à juste titre:
    Les salaires versés rémunèrent une grande prise de risque et sont à la hauteur de ce que les employés font gagner à leur patron.
    On peut même dire qu'un trafiquant de drogue paie plus de sa personne en cas d'échec...
    Au delà d'un certain seuil, les 2 activités sont nuisibles à la société.
    Elles n'ont d'utilité que pour les personnes qui les exercent et la chaine de leurs responsables hiérarchiques.

    Amis traders, je ne vous souhaite pas le bonsoir...

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  3. @Anonyme : justement, je ne pense pas que leur mettre un coup de pied au cul soit la solution. Changer le système, rendre leur rôle inutile et donc supprimer leur job devrait être suffisant. On ne va pas non plus ouvrir des camps de réeduc.
    @Stéphane : pas faux ... j'avais pas pensé au parallèle mais il est vrai. Une juste part acquise sur un butin mal acquis ...

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  4. Repost from FB, David, Dim 8 Nov, 00:21 :

    Mon ami, je pourrais être d'accord avec toi si les traders créaient réellement de la richesse, hors il n'en est rien. La commission d'un trader est basé sur de la spéculation à très court terme, spéculation elle même basée sur les anomalies créées par les systèmes du marché (décalage d'infos ou de transactions) ou par les intermédiaires financiers eux-mêmes (si un certain nombre se mettent à attaquer une valeur ou une monnaie, ça finit par payer, cf Soros). Par ailleurs, les sommes investies le sont très rarement pour compte propre et avec un très fort effet de levier.
    Tout le produit de cette spéculation est donc parfaitement virtuel et ne profite à personne d'autres qu'aux traders ou banquiers.
    Pour moi, le fait de ne pas plafonner les rémunérations est un véritable pousse au crime, quel intérêt de se

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  5. Repost from FB, Laurent, Dim 8 Nov, 22:44 :

    ne profite à personne d'autres qu'aux traders ou banquiers", pas tout à fait car ces gens là sont plutôt du genre flambeur et heureusement pour nous ils "réinjectent" pas mal de leur bonus dans l'économie....
    Ceci étant dit certaines rémunérations sont parfois songeurs, et l'idée de les associer aussi aux pertes parait assez sage, ceci dit pour que cela soit efficace il faut que cela soit fait partout ....

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  6. Repost from FB, David, Lun 9 Nov, 1:30 :

    C'est exact, cela profite aussi à Ferrari, LVMH, Beneteau, Rolex et Dassault mais ça reste assez élitiste comme consommation...
    Je vous le dis, la régulation n'est pas pour demain alors que la prochaine bulle est déjà en germe.

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  7. @David : 100% OK avec toi, tout cela est virtuel donc les commissions n'ont pas lieu d'être
    @Laurent : certes, il y a ré-injection dans l'économie mais cela reste marginal comme le souligne David. De plus, ce genre de raisonnement justifie tout ! Le mec qui a braqué 11 millions à Lyon (OK il n'a gardé que 2 millions), finalement, s'il les claque, ça n'est pas très grave ...

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  8. Repost from FB, Florent, Merc 11 Nov, 11h00

    et par l'intermediaire de Ferrari, ils distribuent de l'argent au petit gars qui monte le retroviseur ou la boite a qui Ferrari sous-traite les pieces plastiques.
    C'est le capitalisme, ca marche uniquement si l'argent tourne. Les traders touchent des bonus si ils sont performants et generent des beneficent pour la banque qui les emploient.
    Dans le meme temps et par effet de bord, leur action sur les marches financiers force l'argent a bouger (virtuellement c'est vrai mais bouger quand meme) d'une main a une autre. Au final, l'argent qui s'echange cree de la valeur ajoutee qui elle meme sers a payer les intermediaires qui eux memes le reinjectent d'une maniere ou d'une autre dans l'economie.
    Au final, leur action est beneficiaire et donc ils touchent des bonus pour les recompenser de leur performance, chose qui est normale dans l'economie de marche actuelle.
    Maintenant que j'ai dit ca, je suis a des millions de kilometres de croire que le systeme lui meme est un bon systeme ... au final, acheter de l'argent (actions, titres, etc... c'est de l'argent sous une autre forme) cree de l'argent. Avec une formation scientifique, je ne peux pas y croire. Meme en thermodynamique, il faut apporter de l'energie a un systeme pour que le meme systeme produise quelque chose ...

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  9. Repost from FB, David, Mer 11 Nov, 12h00

    Dites les gars, arrêter de vivre dans le monde des bisounours, penser que Ferrari va faire appel à un petit sous-traitant lambda pour faire ses rétros, c'est du doux délire ! Ferrari c'est du ultra haut de gamme et ça fonctionne comme Benetton, avec la famille quasi exclusivement. Par ailleurs, vu le nombre de Ferrari produites par an, ça ne donne, et de très loin, pas un volume de travail comparable à un constructeur classique.
    Ok, les traders gagnent énormément d'argent et consomment, grande nouvelle ! Je persiste à dire que les ravages qu'ils provoquent dans l'économie par une systématisation du profit élevé à très court terme sont sans comparaison avec les maigres bénéfices que l'on peut retirer de cette soi-disant "manne" qui se déverse sur l'économie globale.
    Quand à dire que le capitalisme, c'est l'argent qui tourne, c'est une contre-vérité absolue puisque l'essence du capitalisme c'est au contraire l'accumulation du capital ! Mais pas dans un but de thésaurisation, dans un but d'investissement et de production. Ce que l'on voit aujourd'hui, c'est un jeu de casino avec le capital patiemment accumulé par des entreprises depuis des décennies, voire plus pour certaines. Les traders n'ont aucune volonté de production, à la limite, ils se foutent complètement de savoir ce que fait l'entreprise et sa pérennité à moyern terme du moment qu'ils ont fait du fric.

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  10. Repost from FB, Florent, Mer 11 Nov, 12h10

    je veux pas etre mechant David mais ta vision est celle du grand public et sans connaissance de l'environment des traders, ya aucun moyen de comprendre pourquoi leur bonus ne seront pas plafonnes. Les politiques ont un devoir d'empatie avec le public afin de rester en contact avec leur electorat, les paroles sont la mais ils n'ont pas le pouvoir de reguler se qui se passe en termes de remunerations.
    Les grande entreprises n'accumulent pas d'argent, il y a tres peu d'interet a le faire sauf projet d'investissement avenir Nico pourra confirmer ou pas.
    Et ya pas une seule entreprise qui plannifie des finances sur des decennies, si tu veux lire a propos des plans de la famille Rotchild et/ou de la fondation Bill Gates a propos de plans sur 50 ans tu trouveras des liens et les documents sont tous a la limite de la theorie de complot et la c'est une question de politique/ideologie et non plus une histoire d'argent.
    Si tu veux comprendre le vrai fonctionnement interne des marches financiers essaie de comprendre l'arbitrage et entend le principe aux autres types de transactions. Comment expliques-tu si les entreprises ont un but d'accumulation d'argent que les plus puissantes boites du moment ont des dettes et non pas des reserves d'argent?
    Ensuite, les traders ne s'interessent a ce que fait une boite que pour anticiper les hausses et baisses des titres. Mais tu ne sembles pas comprendre que acheter un titre et le revendre pour plus cher "produit" de l'argent au sein de _leur_ entreprise, non pas celle avec les titre de laquelle ils jouent.
    Ils produisent donc, non pas des voitures (qui se vendront ou pas pour plus ou moins d'argent) mais directement de l'argent.
    Et les traders ne creent pas de ravages pour l'economie, l'economie est articulee autour de la notion de risque=argent. Plus les risques pris sont gros, plus les revenus potentiels sont gros. par contre un risque mal mesure et assure entraine une perte d'argent a la hauteur du niveau de risque.
    Le probleme est le controle des risques qu'ils prennent et a quel point il est possible de masquer des pertes a travers de nouveaux investissement/prises de risques. C'est un probleme de "gouvernance".
    Ya moyen d'ecrire a ce propos pendant des plombes, mais une chose est sure, la vision grand public ne permet pas de presenter un jugement etaye, on parle ici de la base meme de l'economie actuelle et des prix nobels d'economie on ecrit des dizaines de livres pour decrire le bric a brac.

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  11. Repost from FB, David, Mer 11 Nov, 19h00

    oh, ne t'inquiètes pas , je ne me vexerai pas pour si peu et effectivement, tu as raison, je n'ai aucune connaissance directe des traders mais vu que je travaille comme cadre bancaire depuis 15 ans, je connais très bien le fonctionnement des institutions bancaires et de leurs intervenants.
    Tu évoques les politiques et le grand public alors que je n'aborde pas cette question, je me place sur le terrain de la cohérence entre une activité et son profit pour la communauté dans son ensemble. Or, autant un entrepreneur crée de la richesse, de l'emploi et du lien social, autant un trader ne crée absolument rien, si ce n'est (éventuellement) des programmes afin de gérer partiellement sastratégie d'investissement court-termiste (parfois quelques minutes).
    2ème point, s'il est bien évident que les politiques nationaux ne peuvent pas réguler le marché et se place sur le terrain de lémotion, il est tout aussi évident que les chefs d'étatnt des 20 plus grandes puissances de la planète, en coordination avec le FMI et l'OMC, sont tout à fait capable d'imposer un certain nombre de règles applicables à tous. C'est un principe de donnat-donnant et la situation actuelle peut le permettre. A mon sens, une erreur majeure a été commise lorsque les banques étaient au bord de la faillite mais que les états ne sont pas entrés au capital des établissements. Outre l'aspect purement financier (le capital investi aurait déjà plus que doublé en 6 mois), un certain nombre de garde-fous auraient pu etre mis en place par les administrateurs publics.

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  12. Repost from FB, David, Mer 11 Nov, 19h15

    3ème point, je n'ai pas parlé de stratégie d'accumulation du capital sur 50 ans ou plus, il se trouve que cet accumulation de capital se fait de manière progressive, au départ pour assurer la survie de l'entreprise, ensuite pour la développer et que lorsuqe l'entreprise a plusieurs décennies d'existence, elle se retourve de facto à la tête d'un capital colossal dont elle ne sait parfois plus que faire (se rappeler les massifs rachats d'actions de ces dernières années.
    4ème point, tu parles d'incohérence entre le point précédent et l'accumulation des dettes par les grandes entreprises. Il est patent que ces grosses boîtes ont eu les yeux plus gros que le ventre et se sont lancés depuis une dizaine d'années dans des LBO colossaux, bien au-delà de leurs réelles capacités d'investissement dans une optique de long terme. Le problème majeur est que les dirigeants de ces entreprises, probablement plus par incompétence que goût du lucre, se sont mis en tête de tous devenir les maîtres du monde dans leur domaine et à rêver les yeux ouverts, largement poussés par leurs entourages de courtisans et les intermédiaires financiers qui se frottaient les mains à l'idée des commisions à venir.
    5ème point, mon cerveau est certainement plus faible que le tien mais je maintiens que les échanges court termistes sur le marché ne crée aucune richesse autre que virtuelle et destinée à engraisser les banquiers et les intermédaires financiers. C'est d'ailleurs cet argent virtuel qui a disparu depuis 2 ans. Je ne comprends pas comment on peut soutenir la thèse inverse en prenant en compte que le simple marché des dérivés équivaut à plusieurs fois le PIB mondial ou qu'il se négocie tous les jours l'équivalent de 300 fois la production de pétrole. Si ce n'est pas du virtuel...

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  13. @florent: tu nous embrouilles avec ton histoire de vision "grand public".
    S'il faut être 3eme dan en économie et avoir le prix Nobel pour en discuter, le discussion va tourner court.
    Les experts financiers et leurs complices banquiers adorent que le grand public n'y comprenne rien: ça leur permet de mener leur petit commerce mafieux comme ils l'entendent.

    Il n'en reste pas moins que les soit-disant experts financiers, ceintures noires d'économie, sur fond du crédo "dormez bonnes gens, votre argent est entre de bonne mains" nous ont conduit droit dans le mur.

    Il est grand temps que le "grand public" (ou au moins des représentants politiques "éclairés", parce que tous n'ont pas la lumière à tous les étages) s'intéresse à tout ce bordel de plus près.
    Je pense même que des notions de base d'économie devraient être enseignées beaucoup plus tôt à nos chères têtes blondes.

    Réduire tout ça à un problème de gouvernance et de maitrise des risques me paraît être pour le moins une vue extrêmement restreinte du problème...
    C'est comme de réduire le problème de la bombe à Hiroshima à un problème technique: elle était réglée un peu forte...

    PS
    Je recommande d'ailleurs cet excellent document sur la théorie monétaire:
    http://www.youtube.com/watch?v=VaCoI9CFSPQ&feature=related

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  14. Il est vrai que le citoyen moyen a une connaissance quasi nulle de ces mécaniques ce qui pose un vrai problème puisque comme le Peuple (oui avec un grand P) peut-il contrôler quelque chose qu'il ne comprend pas ?
    C'est comme si on disait : "le clonage : pas de débat, vous y comprenez rien les gars, laissez nous faire, on s'y connaît !". Idem OGM, idem vaccin.
    D'accord avec Stef, urgent d'apprendre ça dans les écoles. Perso, ma formation d'économie a été ... euh ... nulle ? J'ai peut-être séché 2/3 cours à l'INSA mais enfin ça n'aurait pas volé bien haut et c'est dommage !
    Ceci dit, c'est un problème de plus en plus critique. De plus en plus de grandes décisions de société ont un fond très technique que ne maîtrisent ni les politiques ni les citoyens. Les lobbies s'en chargent pour eux ... L'innovatiocratie (néologisme du jour)

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