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vendredi 13 novembre 2009

Un dernier tour de piste pour Zuckerman ?


Et voici de retour Philip Roth. Dès qu'un nouveau Roth sort, étant un fan inconditionnel, je me jette dessus. Sorti le 1er octobre, fini le 13. Ceci dit, j'avais une certaine appréhension ayant été passablement déçu par l'avant-dernier paru en France (Everyman / Un Homme).
Celui-ci marque le retour (le dernier ?) de Zuckerman et le 10ème roman du cycle. Le personnage est ici présenté sur la pente plus que savonneuse d'un déclin avancé : Alzheimer débutant, incontinence et impuissance (la pire des avanies étant donné les obsessions montrées par le bougre dans certains romans ...).
Cela permet bien entendu à Roth d'aborder les tourments que l'on imagine propres à son âge : proximité de la mort, décrépitude physique, perte de la virilité et de la force vitale, la survie du désir découplé de la fonction érectile, ...
Roth en profite pour également aborder des thèmes carrément post-mortem : la postérité de l'écrivain, le rôle du biographe, la dialectique retrait du monde / plongée dans le monde comme position la plus favorable à l'écrivain ...
Bon, disons le tout net, une certaine indulgence m'habitait en lisant ce livre et elle m'a été utile car on est quand même bien lien de la puissance des chefs d'oeuvre du maître (selon moi Pastorale américaine, La Tâche, Le Complot contre l'Amérique). Même son sens (son obsession ?) de la digression inutile mais oh combien savoureuse semble émoussé.
Si Zuckermann est sur un très net déclin, j'ai bien peur que l'écriture de Roth, à un degré moindre certes, n'en soit l'écho ... et cela m'attriste !
Si par un hasard incroyable, vous n'avez jamais lu Roth, commencez par Pastorale Américaine !

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