BO du Blog

vendredi 20 novembre 2009

Vendredi gigologie

A des belles et à des boudins
A des moches et à des biens
A des vieilles qu'on la peau qui craint
A des jeunes qu'en prennent bien soin
A des pucelles à des putains
Et toute la journée
Y faut se les fader
Renaud - Doudou s'en fout


J'ai pratiqué le sport à dose assez élevée pendant quelques années, jusqu'à 6 fois par semaine. J'ai surtout fait de la course à pied, des semis, un marathon (Lyon en 2005 ou 2006, je ne sais plus ... 3h38), des trails. J'ai aussi fait du vélo, montée Moutiers-Aérodrome de Courchevel comme Richard Virenque (moi aussi j'ai levé le doigt au ciel à l'arrivée). Et puis, depuis un an, rien, plus rien. Pourquoi ? Trop de travail, du temps à passer avec ma fille, trop de pépins physiques, difficulté à envisager les choses autrement qu'en tout ou rien, envie de faire plus (au-dessus du marathon pour moi = Sainté-Lyon en solo = 67 kms de nuit) requérant un investissement trop lourd ...
Or, là, je décide de me remettre au sport. Cela pouvant favoriser ma santé globalement et ma remise en forme. Ete indien, 18°C, soleil au beau fixe, pas de vent. Temps idéal pour chausser mes Saucony ramenées de San Francisco. Sauf que, ayant déjà fait des breaks (beaucoup moins longs !), je sais ce qui va se passer. je vais démarrer à l'allure que j'avais l'habitude d'avoir à l'entrainement (10-11 kmh), le corps a de la mémoire, le salaud. Je sens que j'adopte cette attitude naturellement si je dois courir après un train pour l'avoir. L'envie de faire 15 bornes va être là. Mais au bout de 15', j'aurai mal partout, impossible de tenir le rythme, poumons en feu, mollets brûlants, ... Et là, j'aurai les boules, envie de chialer, frustration, fantasme de me rouler en boule dans le fossé.
Donc, pour retrouver un minimum de caisse avant de me relancer, j'ai fait ce que je pensais ne jamais faire : m'inscrire à un club de gym. Oui oui, le genre où des tas de types gaulés comme des Y soulèvent de la fonte.
Faut reconnaître que c'est pas mal ... chaussé de mon IPod fraîchement acquis (mais que je n'arrive pas à synchro avec Winamp - si quelqu'un dans la salle a la solution ...), j'en profite pour faire une plongée ethnologique dans ce monde. Je vais être le Claude Levi-Strauss des salles de gym. Et il y a de quoi faire : l'ancien alcoolo qui marche à 4 kmh sur le tapis en soufflant comme un boeuf et en matant d'un oeil incrédule la pépette qui galope à côté, les blacks luisants et musculeux qui scannent des yeux les nanas pour essayer de caser leur gros engin (on y reviendra) dans un vagin athlétique, les petites nanas bien gaulées qui essaient de parfaire leur meilleur atout dans la vie avec leurs petits seins qui balancent en rythme sous leur T-Shirt, les grosses qui essaient de perdre des kilos et se punissent pour la mousse au chocolat de la veille, enfin les hommes et femmes entre deux âges (disons entre 55 et 65 ans) qui essaient de retarder (en vain) l'oeuvre de sape du temps entre deux séances de bronzage artificiel (d'où leur teint orange qui pourrait laisser à croire à leurs enfants qu'ils ont un problème au foie ...).
Parlant de ça, j'étais sur une machine en train d'écouter du funk en pédalant quand un grand black du club approche. J'enlève derechef mes écouteurs : "Monsieur, pas droit aux casquettes". Qu'est-ce que ça peut lui foutre ? Enfin bref, le gars peut m'envoyer dans la banlieue est d'une baffe donc j'obtempère. Et là, ma voisine de machine (55 ans, pas mal conservée par l'exercice mais enfin pas un canon non plus) me glisse avec une oeillade appuyée "Manquerait plus qu'ils nous demandent d'enlever nos alliances". Wow ... que dire. J'ai répondu que je n'en avais pas d'alliance (comme qui dirait que je jouais son jeu ...). Il doit donc aussi y avoir une population de femmes sur le retour qui ont envie de se taper un trentenaire (bien envie, je ne suis pas une proie de choix quand même, en plus, je n'en étais qu'à ma 3ème séance ... donc pas vraiment les abdos-tablettes de chocolat). Je me disais qu'elle voulait se la jouer Dalida.
Il venait d'avoir 37 ans, beau comme un enfant, fort comme un homme
(...)
J'avais oublié quelques temps, que j'avais deux fois 37 ans

Vous aurez bien sur reconnues les paroles ciselées par Pascal Sevran dans ce qui restera je pense l'acmé de sa carrière (Pascal, si tu nous écoutes !). Le fond de sa carrière étant peut être sa citation sur la "bite des noirs" (comme promis j'y reviens). Quoique, sur le fond, je ne pense pas qu'il avait complètement tort mais bon, la forme était un peu ... abrupte.
Stay tuned for more !

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