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mercredi 30 décembre 2009

Désobéissance pédagogique : ya des coups de pieds au ...

Encore un article sur les désobéisseurs pédagogiques dans l'enseignement.
Bon, on va peut-être me traiter de vieux reac' (m'en fous) mais ces mecs m'insupportent. Je n'ai même pas la force de lire contre quoi ils en ont au juste.
Tout Etat digne de ce nom repose sur un minimum d'obéissance de la part de ses membres (fonctionnaires) tout comme une société privée nécessite un minimum de respect des ordres de la hiérarchie de la part de ses membres. Cela ne veut pas dire obéir aveuglément aux ordres en toute circonstance. Des cas exceptionnels (occupation, guerre civile, ...) peuvent justifier cela.
Mais enfin, quand la démocratie est vivante comme en France et que ce soit les désobéisseurs de l'éducation, les faucheurs OGM ou encore Mamère et son mariage gay, je suis fermement contre. Et si je devais établir un "classement", je mettre Mamère en haut de la liste car c'est un élu de la République et ensuite les profs car ils représentent également l'Etat (à un degré moindre).
Si chacun se met à contester les lois et appliquer ses propres règles, c'est la porte ouverte à l'anarchie : un flic qui est contre telle loi ne va plus arrêter les contrevenants, un employé ASSEDIC ne plus verser les allocs d'untel et doubler celles de tel autre. On remplace la légitimité de lois votées par un parlement élu par tous les Français par les opinions d'untel ou untel.
Ce qui est encore plus détestable, c'est que ces profs ne risquent même pas leur job (dans le privé, ils seraient virés pour insubordination), tout juste des sanctions et rétrogradation ... Qu'ils assument, démissionnent et deviennent militants politiques !
A se battre sans péril, on ne triomphe pas ... et encore moins avec gloire !

6 commentaires:

  1. mon cher ami,
    quand on est faucheur d'OGM, on ne se bat pas sans péril, je peux en attester.
    Ensuite, dire que la démocratie est vivante en France, c'est dire une douce plaisanterie ou alors on ne sait pas parce qu'on vit dans un univers tres protegé.

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  2. @boboye : non je désapprouve les 3 styles d'actions mais le "sans péril" ne s'appliquait qu'aux profs !
    La démocratie pourrait certes être plus vivante et le parlement plus fort mais enfin il y a bien pire et pas si loin (Italie, Russie, ...)

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  3. bon, c'est votre opinion, je la respecte par principe, mais je la combats tous les jours, je n'espère pas vous convaincre.

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  4. @boboye : c'est vrai que j'ai une opinion assez ancrée sur la chose bien que .. encore une fois, sur les 3 exemples que j'ai pris, c'est les faucheurs qui me froissent moins car ils ne représentent pas l'Etat à un degré ou un autre.
    Sinon pour les faucheurs, cela va justifier les commandos anti-avortements, anti-vivisections, anti-radars, etc etc C'est un appel d'air sans limite. Encore une fois, dans des conditions exceptionnels, je le comprends. Et même si notre démocratie manque de vitalité, on ne peut pas dire qu'on vit sous un régime d'exception !

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  5. réponse rapide avant le reveillon, tandis que mon épouse occupe la salle de bains...
    il faut etre précis : etre desobeissant (etre faucheur) ce n'est pas seulement commettre un acte illégal au nom de ses convictions. L'acte illégal n'est qu'une étape d'un processus (théorisé entre entre par Thoreau et Gandhi...) et nous disons que sans la totalité, il n'y a pas désobeissance civile.C'est pourquoi, à mon sens, les commandos dont vous parlez ne peuvent se prévaloir de la qualification "désobeisseurs"Il leur manque au
    moins un des aspects: appel a l'opinion publique, reconnaitre et assumer devant la société, agir dans la non violence...
    maintenant, deuxième point, je ne vois pas pourquoi un fonctionnaire ne pourrait pas désobeir, au contraire c'est devenu un devoir après les atrocités de la dernière guerre. D'accord, on ne leur demande pas de commettre des atrocités mais on leur demande de travailler contre l'intéret général... ce qui nous ramene à la légitimité du pouvoir et à la "vivacité" de notre démocratie. Je dis et c'est là qu'on n'est pas d'accord que nous ne vivons plus en démocratie depuis quelque temps (pas seulement depuis Sarkozy).
    bon, mon épouse vient de réapparaitre, on va réveilloner, je vous souhaite aussi une bonne soirée.

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  6. Bon réveillon (ooops j'ai un peu de lag !).
    Sur la désobéissance civile et sa théorisation, certes je reconnais qu'elle peut, dans certains contextes très marginaux, avoir un sens ... aux conditions que vous donnez, notamment la non-violence. Encore que le fauchage est une forme de violence symbolique.
    Pour ce qui est des fonctionnaires, je suis par contre en désaccord. Oui la désobéissance aurait du être un devoir pour tous pendant l'occupation mais nous sommes bien loin de ça ! Certes, la démocratie actuelle n'est pas très vivante et une VIème république avec des contre-pouvoirs mieux armés et une possibilité d'expression populaire plus forte serait nécessaire.
    Mais affirmer que l'on demande aux profs d'agir contre l'intérêt général est une affirmation qui est très subjective. Et qui peut se prêter à toutes les distorsions. Trouveriez-vous normal qu'un médecin (le pire c'est qu'il y en a) refusent d'appliquer l'IVG au nom de leur foi ou de leur conviction ? Car ils pensent que c'est de l'intérêt général ..
    Je suis d'accord avec vous, la légitimité du pouvoir est une sacrée question (ou une question sacrée à certaines époques). La démocratie et le suffrage universel sont censés la régler mais c'est plus complexe que cela, c'est entendu.
    Néanmoins, quelque soit la forme et la légitimité du pouvoir, une forme de troc s'établit: chaque individu perd de sa liberté individuelle (native on va dire) en échange d'un certains nombres d'avantages prodiguées par le pouvoir (sécurité, justice, ...). Vouloir ces avantages et ne pas accepter cette perte de liberté (à condition qu'elle soit à juste proportion) n'est pas une voie possible ...

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