BO du Blog

lundi 7 décembre 2009

Copenhague-nostique

Que penser de ce genre de grand raout (non pas Eric ...) ? Qu'il s'inscrit parfaitement dans la droite ligne de la Religion Occidentale Contemporaine (ROC @Régis Debray), prêt-à-penser pour tous, ligne obligée, nouvelle religion moderne. Ceci-dit, j'adhère aux buts mais quant à l'efficacité, je suis sceptique, de même que je le suis pour les Gx et les conférences post-crise financière.
Tout d'abord, c'est essentiellement de la comm. 95% du travail est effectué en amont par les sherpas des différents pays. Ensuite, trois jours de rencontres, ajustements, petites phrases, conférences de presse, tirage de couverture à soi ("c'est moi qui ai fait passer la réduction de GES à 25% !!", "c'est moi qui ai convaincu Obama ...") pour en général déboucher sur un compromis final plein de bonnes intentions ... non contraignantes. Ca me fait penser au fumeur qui, entre 2 bises et 8 coupes de champagne, le 31 décembre à minuit, décide qu'il arrête de fumer. Ca marche ... parfois.
Tous les objectifs sortis de ces conférences sont en général bafoués, de l'aide aux pays en développement aux bonnes intentions sur la régulation des marchés financiers. La France détient d'ailleurs souvent la pôle position de la tartufferie tant l'écart est grand entre la bonne volonté affichée et les actions menées (ex : aide aux développement des pays pauvres où la Grande-Bretagne nous surclasse alors que nous nous voulons des paragons de vertu sur le sujet).
Les optimistes diront que c'est toujours ça, que ça fait avancer la cause, que petit à petit les choses progressent, que l'on avance vers une prise de conscience mondiale.
Pas de bol, je ne suis pas optimiste ...

Back in black

I keep looking at the sky
'Cause it's gettin' me high
Forget the herse 'cause I'll never die
I got nine lives
Cat's eyes
Usin' every one of them and running wild

'Cause I'm back
Yes, I'm back
Well, I'm back
Yes, I'm back
Well, I'm back, back
(Well) I'm back in black

AC/DC - Back in Black


Back in black. De retour au travail après 5 semaines d'inactivité forcée. Qu'est-ce que ça donne ? Mixed feelings ... content de retrouver les collègues, les discussions du café, l'ambiance.
Dépilage de mails (j'avais enlevé les spams au fur et à mesure) : 165, très raisonnable. Quasi pas de courrier (ouvert en mon absence). Journée pour reprendre pied, doucement. Faire la note de frais en retard. Fixer les RTTs 2010. Des choses simples. Mettre à l'écart les tâches complexes, voir après, procrastiner un peu ...
Première conf-call dès le premier jour, 18h30. Mon anglais est rouillé, j'ai l'oreille droite bouchée, je vais galérer, je le sens. Reprendre le rythme, se lever à nouveau tôt, speeder pour aller au travail tout en emmenant la petite à la crèche, manger rapido à midi, allumer le portable, boire plein de thés, fumer des clopes dans le froid, plisser les yeux à la lumière des néons, retrouver un bureau froid car vide pendant 5 semaines, remettre le nez dans de vieux trucs laissés en place, reprendre le cours du contrôle fiscal.
Avancer.

Si Besson etait ne en 17 a Leidenstat ...

Oui je reprends les paroles de JJG pour les besoins de la cause.
L'inénarrable Christian Estrosi, homme de culture, de modération et de bon goût a commis un discours dans lequel, tenez-vous bien (sisi j'insiste !), peut-être Hitler, la Shoah, la 2nde guerre mondiale n'auraient pas eu lieu si ... un débat sur l'identité nationale avait été organisé en 33.
Je propose que l'on écrive sur le champ une uchronie mettant en scène Besson porte de Brandebourg s'adressant au peuple allemand en 33 ("Mein lieben brüder ... lieben juden ...") et se terminant par une joyeuse kermesse s'étendant de Dunkerque aux steppes de l'Oural, avec un gros bisou sur la bouche de Staline à Otton Von-Sarkozy (élu chancelier du IIème Reich en 1943) et son ministre des affaires intérieures et de l'oeuvre de Goethe Eric Von Besson.
On croit rêver ...

dimanche 6 décembre 2009

Enter sandman

Exit light
Enter night
Take my hand
Off to never never land

Metallica / Enter Sandman


Après 38 jours (francs) d'arrêt maladie, la reprise est pour demain. Il va falloir y retourner, ambiance de veille de rentrée des classes après les grandes vacances. Pas trop envie d'y aller, appréhension et en même temps l'envie de retrouver les petits camarades qu'on a laissés au mois de Juin.

Suis-je frais et dispo pour y retourner ? Incontestablement, le repos m'a fait du bien et, sans être un nouvel homme, je suis quand même dans une meilleure forme globale. Sauf que, depuis vendredi, ma prostate me refait une bonne crise "big time" dignes des meilleures du nom. Mal aux maracas et dans la zone, fatigue (une grue pour me sortir du lit après 11h de sommeil). Ayant déjà vécu pas mal de crises depuis 9 mois que ça dure, je me dis que ça n'est que temporaire et il faut juste que j'attende que la dérivée seconde des symptômes passe dans le négatif. Hum, à moins que la crise n'ait été provoquée par mon inconscient qui n'a pas envie de retourner au travail ? Etant assez adepte de Freud, je serai tenté d'y croire. Hasard ou interprétation psychanalytique à triple bande ? Peu importe en fait ...

Que m'ont apportés ces 38 jours au-delà du repos ? Qu'en ai-je fait ? Les ai-je bien employés ? J'ai presque fini de classer ma biblio dans un freeware (j'en suis au #836, il doit en rester une centaine max, bon j'ai échoué), j'ai fait mes comptes persos (pas dans le détail, je m'en fous, juste une idée des placements, de l'épargne, ...) de 2005 à 2009. L'idée est de remonter à 1995, je n'y suis pas arrivé mais bon, c'est pas mal lancé. J'ai presque bouclé mes cadeaux de Noël, m'évitant à peu près l'angoisse de la dernière minute. J'ai lu, mais pas plus que d'habitude. J'ai regardé la TV, plutôt moi que d'habitude. J'ai surtout écrit, beaucoup, passionnément.

Donc allons-voir un peu plus loin ...

samedi 5 décembre 2009

Bouffer du foot

Une domination de saint etienne
St Etienne qui méne déjà deux zero
Deux buts de Johnny rep
Johnny rep qu'on voit d'ailleurs l'un d'ici ses premier doublé
Johnny rep qui récupere le ballon en position d'arriere droit
Un johnny rep extremement défensif
Il laisse le ballon en retrait a Christian Lopez
Christian Lopez qui remet en retrait a Jean Castaneda
Castaneda qui relance imédiatement pour Gerard champion
Gerard champion qui change complétement de coté
Qui donne a Gerard Farizon
Gerard Farizon en destination de Jacques Santini
Jacques santini a Michel Platini
Michel Platini en profondeur pour Johnny rep
Johnny rep seul devant le gardien en point de penaltie
Et Johnny rep qui marque, troisiéme but de l'equipe de St Etienne
Il reste 8min a jouer, l'équipe de St etienne évidemment qualifié
Pour le prochain tour de la coupe de L' UEFA
Les stephanois qui ménent trois a zero, trois buts de Johnny rep

Mickey 3D / Johnny rep


Les dés en sont jetés ... nous allons bouffer du foot en 2010 à ma plus grande tristesse ...
Pourtant, il y a eu de la bonne volonté de la part des joueurs pour ne pas y aller mais rien n'y a fait. Nonce Paolini pisse sur la moquette de son bureau de TF1 et se roule dedans. La FIFA est en fête, la FFF aussi, Platini se gondole.
Ah les enfoirés, ils pensaient nous avoir en ne nous mettant pas tête de série. PPffff raté : on se tape quand même un groupe de bras cassés. Un peu du même style que celui des poules d'ailleurs où nous avons été dominés par cette grande nation de foot qu'est la Serbie. Bon, ils avaient quand même daigné nous mettre tête de série pour les barrages (faut pas délirer non plus !). Rien ne nous a été épargné, pas même de jouer contre les Iles Féroé, cette grande nation de foot dont la population est celle d'un arrondissement de Lyon.

Je crains qu'il ne me reste qu'à pratiquer un isolement médiatique total pendant la Coupe du Monde. Un monastère peut-être ? Et encore, les moines seraient foutus d'avoir une TV avec la Coupe du Monde ...

jeudi 3 décembre 2009

Libéralisme, gros mot du début de siècle

Le mot libéralisme est devenu un gros mot, un mot tabou, d'autant plus avec la crise. Un sondage TNS-Sofres récent montre que le mot a une connotation positive pour 46% des français et négative pour le reste. Certes, il y a pire (capitalisme, profit, mondialisation). Le clivage est marqué entre droite et gauche. Le mot libéralisme est rejeté par l'immense majorité des sympathisants de gauche et soutenu par une faible majorité des sympathisants de droite.
Mais qu'est-ce au juste que le libéralisme ?
Prenons la définition du dictionnaire. Larousse 1997. Pas récent mais bon ...
On a droit à TROIS définitions :
1. Doctrine économique selon laquelle l'Etat ne doit pas, par son intervention, gêner le libre jeu de la concurrence
2. Doctrine politique visant à limiter les pouvoirs de l'Etat au profit des libertés individuelles
3. Fait d'être libéral, tolérant

On a donc trois définitions très différentes les unes des autres ... La première correspond au libéralisme économique, souvent à tort simplifié en "libéralisme", qui prône une intervention la plus limitée possible de l'Etat dans la conduite des affaires économiques, schéma représenté à son extrême par le Reaganisme et le Tchaterisme au début des années 80. La seconde à une philosophie politique visant à donner un pouvoir aux citoyens. La troisième correspond plus à la notion de liberal à l'américaine. Et on voit que les valeurs défendues ne sont pas du tout du même ressort !
Si on devait les classer sur l'échiquier politique français, le 1. ne serait quasi plus représenté. S'il l'était, ce serait nettement à droite. Le 2. est une valeur de droite, la gauche prônant un rôle pilier de l'Etat vs les citoyens (conception plus jacobine de la République), le 3. est plus à gauche, au centre-gauche disons ...

Pour s'y retrouver, Pierre Manent, agrégé de philo, directeur d'études à l'EHESS a écrit ce petit traité de philosophie politique très bien fait quoiqu'un peu aride :



L'auteur balaye les différentes formes de pouvoir qui sont apparues au fil des âges (les cités, empires, ...) pour comprendre quand a germé l'idée du libéralisme. Il convoque Hobbes, Locke, Montesqieu et Rousseau pour en comprendre la génèse et pour finir avec Tocqueville. D'où il apparaît que le fondement du libéralisme est le primat de l'homme sur le système, la croyance que la somme des individus est plus forte que le système qui représente ceux-ci, idée qui peut bien sûr être contestée mais qui est bien différente, je pense, que ce que les français rejettent dans ce sondage (qui est le "libéralisme économique" .. qui par ailleurs, n'est plus que très peu appliqué à la lettre à part peut-être en Russie et par l'UE)

mercredi 2 décembre 2009

Le DARD et les restos du cul

Là, vous vous dites, il a disjoncté le père Quint, il fait dans la gauloiserie la plus basse. C'est fait exprès comme aurait dit mon compatriote Fernand Raynaud car je vais parler de Patrick Sebastien.
Prenez le nouvel accélérateur de particules. Oui, l'énorme, le gros balèze juste fini. Faites tourner et se collisionner :

- le fils naturel de Robert Poujade
- Régine et sa vulgarité naturelle
- le petit-fils naturel d'Achille Zavatta
- Julien Courbet
- Michel Drucker
- un pilier du XV Briviste de retour d'une 3ème mi-temps
- 3 valises de 26 Kronenbourgs
- un livre de Schöpenhauer

Mettons que l'expérience marche sauf pour le livre de Schöpenhauer.
Qu'en sort-il ? Patrick Sebastien version 2009 et son projet politique : le DARD
Imaginez Patrick Sébastien président :

- les rencontres diplomatiques : "Amhadinejad ? il est génial, j'adore !"
- Sylvie Vartan ministre de la santé
- Karen Cheryl (oui elle a changé de nom) ministre du budget
- des contorsionnistes comme secrétaires d'Etat
- "Le petit bonhomme en mousse" comme hymne national

Ah, on se poilerait sévère ! Bon, des candidatures d'humoristes, on a déjà vu. Mais Coluche, ça avait quand même une autre gueule ... Et puis, il nous a laissé les Restos du Coeur. Il va nous laisser quoi Sébastien, les restos du cul ? (*)

(*) Pour ceux qui descendraient de l'A410 Pluton-Satolas, P.Sébastien a sorti il y a quelque mois un livre "Vitriol Menthe" dans lequel il raconte par le menu ses sorties partouzardes

Zeitgeist

Le zeitgeist de notre époque, c'est la vitesse, l'anticipation, la précipitation.
Avant, on préparait Noël 15 jours avant. Maintenant, c'est 2 mois avant.
Avant, on avait les collections automne-hiver en été. Maintenant, c'est l'hiver précédent. En 2020, on présentera la collection 2040.
Avant quand un mec s'évadait, on tolérait que ça dure un peu (Colonna). Regardez ce pov' Treiber. Bientôt, les types seront repris avant de s'évader ...
Avant, pour les maladies, on était fataliste. Après, on trouvait miraculeux qu'il y ait des vaccins. Il y a 25 ans, quand le SIDA est apparu, la perspective d'un vaccin à 10 ou 15 ans semblait acceptable. Aujourd'hui, il faudrait que les chercheurs aient trouvé le vaccin avant même que le virus ait muté. Comme dans la pub autrefois, le chercheur barbu à la blouse blanche immaculée descend voir les manards en contrebas : "j'ai la formule, oui vraiment nouvelle" et ces cons-là reprennent la bouche en coeur "il a la formule ..". Vous vous rappelez pas ? Bon, si au bout d'un mois les chercheurs n'ont pas trouvé, on finit par se dire que ces abrutis sont surpayés et qu'ils sont devenus chercheurs parce qu'il ont vu de la lumière devant le labo, que c'était chauffé et qu'ils feraient mieux de trouver au lieu de chercher. Quoi ? 1 Euro de dommage & intérêts à Sarko & Guéant pour plagiat ? bon OK je plaide coupable votre honneur

Justement, en parlant de Zeitgeist et de précipitation, Google sort son top des mots-clefs annuels, son Zeitgeist.Oui la liste des mots-clefs les plus utilisés en 2009. Sont devins chez Google? Imaginez qu'une bombe nucléaire lancée par Michel Delpech sur le Vatican explose avant la fin de l'année. Ca va fausser tout leur classement. On aura en tête Michel Delpech, Vatican, Benoit XVI, radiations, Castelgondolfo, abri-antiatomiques, pour un flirt et Britney Spears.
Bon, vous aurez remarqué cette transition ENORME qui vaut bien la palme d'or, l'Ours d'Or même de la transition 2009 (l'année n'est pas fini, je sais, on s'en fout). Je vais contacter TF1 pour remplacer Miss Ferrari. Bon, déjà, elle fait des audiences pourraves et en plus, après le lapsus(*) qu'elle a fait, on voit bien où elle a la tête, cette chaudasse !

(*) Pour ceux qui descendent juste de l'A390 Mars-CDG, elle a fait un lapsus entre Sting et String (sans doute le sien qui ... acch.... ca grattteeeeuuhhh)

mardi 1 décembre 2009

Le grand emprunt fait ppsssccchhiiitttt

Pour reprendre l'expression d'un ancien homme d'Etat (quelques indices devant vos écrans : je vis dans l'appartement prêté par un libanais, je suis emm... par la justice, un ancien pote corse me casse du sucre sur le dos, on m'a surnommé "5 minutes douche comprise", je suis, je suis, ...)
Je me rallie à la cause de mon ami David, qui soulignait l'autre jour sur Facebook que le soi-disant grand emprunt ne représentait que 6 semaines d'OAT au rythme habituel d'emprunt. Un total non-événement.
Je ne peux que souscrire à cette analyse. La seule chose qui aurait pu donner un caractère particulier à l'opération était la souscription populaire qui était envisagée au début, souscription qui aurait coûté plus cher à l'Etat mais constitué un geste à l'égard de la classe moyenne.
J'ai écouté Michel Rocard (que j'apprécie pour l'ensemble de son oeuvre) sur France Inter interviewé par Demorand l'autre matin. Pauvre Rocard qui venait justifier de son action avec Juppé mais qui avouait à demi-mot que tout cela n'était que de la poudre aux yeux.
Que disait-il ? Que la France empruntait 250 à 300 Milliards par an. Malgré cela, nous sommes considéré par les instituts de notation comme très fiables (AAA). Et qu'il faut le rester, sous peine de voire nos intérêts grossir (et donc notre budget être encore plus dans le rouge). Donc, en gros, Juppé et Rocard ont calé le montant de façon à lever un peu plus de fric (comme il l'a dit "pour doper le malade") sans que "ça se voit trop" (sic) afin de garder le "AAA". Donc, en fait de grand emprunt, l'opération consiste à savoir jusqu'où on peut s'endetter plus sans se voir imposer des intérêts plus élevés ... (réponse = 10% de plus que d'habitude)
Ah si quand même, la mission de Juppé & Rocard consistait à savoir comment claquer cet argent. Tenez-vous bien, ils en ont déduit qu'il fallait investir et notamment sur le futur (recherche, enseignement supérieur, ...). Ca nécessitait bien deux ex-premiers ministres pour trouver ça ! Ca signifie aussi que l'on passe notre temps à brûler de l'argent en frais de fonctionnement mais qu'on est tellement limite qu'on n'investit plus sur l'avenir. Et qu'il faut se sur-endetter pour espérer arriver à le faire. Sinistre farce.

Recent Comments