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mercredi 17 février 2010

La quadrature de la politique

A quelques jours d'intervalle, j'ai regardé Martin Hirsch sur France 5 et écouté Laurent Fabius sur F.Inter ce matin-même.
Prenons le premier. Voilà un type qui m'a fait bonne impression. Déjà, il n'applique pas l'adage de Jean-Pierre Chevenement "Un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne" (Chevenement ayant beaucoup démissionné ...). Il pense que le débat sur l'identité nationale est bidon ? Il le dit. Certes, il n'a pas rang de ministre mais de haut-commissaire (à sa propre demande).
Ce qui est intéressant, c'est que ça n'est pas un politicien de métier. On sent bien qu'il se fout de sa carrière politique comme de l'an 40. Il a eu une vie riche avant d'être au gouvernement et il semble confiant dans le fait qu'il en aura une après ... hors de la politique. Du coup, il s'intéresse plus à ses projets qu'à sa gloriole personnelle. Et il fait des choses intéressantes tel le RSA. Tout va-t-il réussir ? Surement non ... Son projet de service civique est une idée intéressante mais elle peut se transformer en un nième dispositif de précarisation. Mais enfin, il tente, il essaie, il innove, il y croit. Sans arrière-pensée politicarde. Comme quoi, la fameuse greffe impossible de la société civile et du politique n'est pas si impossible.
Bref, un type pour qui je me verrai voter. Problème : il n'est candidat à rien. Pas le genre de type à aller serrer des louches sur les marchés, à tâter le cul des vaches et à faire des promesses débiles. Il a d'ailleurs refusé d'être candidat pour l'UMP et Europe Ecologie.

De l'autre, Laurent Fabius. J'ai déjà tapé sur le bonhomme. C'est l'anti-thèse totale. Lui est carriériste, ses convictions sont plus que fluctuantes et on croît assez peu à son engagement. Il court désespérément et pathétiquement après une seconde partie de carrière. Il a essayé pendant quelques temps de se donner une image de gauche pure et dure (culminant avec le non au traité de Lisbonne), ce qui a, sans surprise, échoué lamentablement. Désormais, il essaie de se donner une posture de pseudo-sage au-dessus de la mêlée. Résultat : il n'a rien à dire. Mais lui se présente aux élections ..

Bref, pour avoir des politiques un tant soit peu efficaces, il faut avoir des gens pour qui on ne peut pas voter et on peut voter pour des gens qui n'ont en tête que leur carrière bien plus que le service de l'intérêt général ...

Il y en a même en Ukraine qui se transforme en Princess Leila pour faire les malines ... pauvre monde !

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