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mardi 27 avril 2010

Auster, comme dans des pantoufles ...


Ce qui est bien avec Paul Auster, c'est qu'on se glisse dans ses livres comme dans des pantoufles, avec la sensation de retrouver de vieilles habitudes, mais sans cesse renouvelées. Pas de gros pavés mais des livres qui se consomment rapidement avec délice.
Le démarrage produit à peu près toujours le même effet : Auster distille quelques éléments qui interloquent, pas de grands drames ou enjeux, on n'est pas dans un thriller. Simplement quelques failles, quelque intrigue qui font entrer dans le roman. Puis on est porté par le style, sans flamboiements excessifs ni effets majeurs, relativement académique mais qui dénote un sens de la narration hors pair. Il nous porte facilement dans l'espace et le temps, sans à-coup, légèrement.
Et puis il y a les thématiques d'Auster toujours présentes : les rapports entre le vrai et le faux, le réel et l'illusion mais aussi le processus de création de l'écrivain, souvent mis en abime au coeur du livre. C'est le cas encore avec ce livre-ci.
L'histoire démarre en 1967 en suivant un jeune poète en herbe, sorte de post-adolescent mal dégrossi, qui fait la rencontre d'un personnage aussi ambigu que séduisant ainsi que de sa compagne. Celui-ci lui fait une proposition de travail inattendue qui va le plonger au coeur d'un maelström d'émotions qui vont bouleverser son début de vie d'adulte.
Un très bon roman, une fois encore. Cependant, on peut lui regretter une absence de souffle, de montée en puissance comme dans d'autres romans d'Auster. On attend un acmé et on n'obtient qu'une fin assez décevante en queue de poisson.

2 commentaires:

  1. merci , il est dans ma liste... blanche !
    à lire très fin : DEAF SENTENCE de DAVID LODGE (en Vo c'est mieux)

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  2. Liste blanche ? vous avez plusieurs listes ?
    je note le LODGE. Je lis assez peu en VO en fait. J'ai un bon niveau en anglais mais j'aime lire beaucoup de livres et je suis quand même plus lent en anglais. Et j'ai peur de ne pas apprécier tout le style en VO. Quand la trad est bien faite, ça passe en VF. Parfois, ça n'est pas le cas. Vu récemment : "limousine étirée". "Stretch limo" a quand même plus de gueule ...

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