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vendredi 5 mars 2010

Service Public du Hamburger (SPH)


Après les polémiques sur la Burka (pas encore éteinte), le voile, les minarets (importés de Suisse) voici les Quick Halal.
Ma théorie sur les premières polémiques (burka, voile, minarets) étaient qu'on se cachait derrière le petit doigt de la laïcité, dont l'immense majorité des français adhère au principe mais de loin (comprendre que ça n'est pas la défense de la laïcité qui préoccupe le français moyen ...). Non, pour moi, ces questions étaient justement des questions ... d'identité nationale (vilain mot), de culture, de regard du peuple sur lui-même. Evidemment, ces questions étant tabous, tous les débats politiques étaient centrés sur la défense de la laïcité, concept éminemment correct, surtout en regard de celui d'identité nationale, voir de nation tout court.

Et là, voici que débarque l'affaire des 8 Quick Halal de France. Emoi, plainte du maire de Roubaix, malaise. Ce coup-ci, les politiques sont nettement plus gênés aux entournures car faire le pont entre les hamburgers et la laïcité, c'est coton ... De plus, on parle ici d'une entreprise privée, pas d'un service public ! Si Quick veut vendre 100% Halal ou Kasher ou végétarien, c'est son problème et l'état n'a pas à mettre son nez là-dedans à moins de déclarer la mise en oeuvre d'un SPH (Service Public du Hamburger).

Ce débat a donc été escamoté par les politiques trop gênés par une histoire aussi minée. Mais on sent bien qu'elle ne laisse pas les français indifférents. Et elle valide ma thèse qu'au fond toutes ces histoires n'ont rien à voir avec la laïcité dans l'esprit des français. Il s'agit du fait que, 40 ans après l'accueil en masse (et à notre demande) d'une population musulmane sur notre territoire, notre culture est de plus en plus imprégnée par cette population qui représente un % signifiant (mais inconnu) de la population. Est-ce normal ? Oui, l'aspiration des musulmans à manger selon leur conviction est logique. Les français sont-ils racistes ? Je ne le crois pas. Je crois juste que l'identité d'un peuple est une chose à manier avec précaution et qui ne peut changer que lentement, très lentement dans le temps sous peine d'attiser un feu que l'on n'a pas envie de voir s'allumer. Quand je dis identité, je parle de ses archétypes, représentations, mythes. Il n'y a qu'à voir Sarkozy et le salon de l'agriculture. L'agriculture représente moins de 4% de la population active et une portion congrue du PIB. Et le président ne va pas se taper tous les salons pros de la Porte de Versailles ! Mais dans l'imaginaire collectif, dans notre identité, les paysans pèsent beaucoup plus que leur poids réel ... Comme quoi, l'identité nationale existe. De là à la mettre en débat ...

jeudi 4 mars 2010

Mala vida pour Mitterrand


Bon, vous allez me dire que je suis en retard d'une polémique mais je viens de terminer La mauvaise vie de Frédéric Mitterrand. Oui quelques mois après la fameuse polémique qui a fait que ses adversaires ont exhumé des passages vieux de 3 ans, lancé des accusations et l'ont obligé à une confession publique bien comme il faut mais misérable en prime-time, je me suis décidé à lire le livre pour voir ce qu'il en était mais aussi car je connais mal Frédéric Mitterrand même si le personnage est célèbre et je n'avais jamais lu de livre de lui. Curiosité littéraire un peu épicée de allons-voir-les-coulisses-du-scandale donc.

Le livre, qui sur mon édition poche ne mentionne pas si c'est une autobiographie ou un roman, ne révèle qu'une facette de Frédéric Mitterrand. Ainsi, si l'on est intéressé par sa carrière, passons notre chemin. Non, le fil rouge de son livre, c'est le désir, les sentiments, l'amour, souvent charnel mais platonique aussi. Et bien entendu son homosexualité. Ce n'est évidemment pas un coming-out mais enfin on creuse le sujet si l'on peut dire ...

Ce livre va très loin dans les sentiments de l'auteur et est un mélange d'impudeur (dans la description de sa vie) et de pudeur (dans le style). On ne peut certes l'accuser d'auto-complaisance. Il est fils d'une bourgeoisie friquée, ne s'en cache pas, en dénonce certains travers mais sans jamais cracher dans la soupe. Il nous fait vivre la douloureuse prise de conscience de son homosexualité. Puis ses émois sensuels mais aussi sentimentaux et cette douleur qu'il a de ne pas réussir à être aimé vraiment ou en tout cas s'en persuade-t-il. Le récit d'un week-end à Mykonos dans sa jeunesse montre les humiliations infligées, celles qui vont le faire se tourner vers les amours tarifés, moyen commode d'obtenir ce qu'il veut sans risque d'être rejeté.

Sur ce point, je le trouve convainquant. Il parle de sa pulsion, voir sa compulsion à courir les bordels, les tapineurs, les pays exotiques, son désir mais aussi son dégoût et sa honte. Si on revient sur le fond de l'affaire, je me dit qu'il n'a pas du se marrer quand les conseillers en comm' de Sarkozy l'ont poussé à aller le coeur sur la main et la larme à l'oeil sur le plateau de TF1 (ou F2 ?) clamer qu'il n'a jamais fait de tourisme sexuel. Si lui n'a jamais pratiqué le tourisme sexuel, je suis médaille d'or aux JO en patinage artistique. En fait-il l'apologie ? Non ! Mais le récit par le menu de ses séjours à Bangkok, Patpong ou encore les garçons muy calientes de Cuba rendent cette confession (orchestrée par d'autres que lui je pense) puante (une déclaration au 20h vaut tellement plus que les quelques rares qui ont lu le livre ...).

Au final, je trouve ce livre poignant, troublant, pathétique et émouvant. Se mettre à nu ainsi, dans toute son ambiguïté, ses défauts, ses déchirements, sa difficulté à vivre, il faut des tripes. Et c'est bien fait, sans pathos excessif, avec pudeur et retenue.

Ma voix des régionales aux enchères


Meuh non je ne suis pas comme ces affreux américains qui jadis avaient tenté de vendre leur suffrage sur Ebay contre des dollars sonnants et trébuchants avant que cela ne soit retiré car violant une loi fédérale. Je parle d'enchères intellectuelles !

Une nouvelle élection arrive et cette fois plus que jamais, je ne sais pour qui voter. J'ai vu l'autre jour que dans une région 7% seulement des électeurs potentiels connaissaient le nom de leur président de région. J'imagine comme le choix des 93 autres % va être éclairé. Pour ma part, je le connais (ouf) mais à part ça, pas grand chose. Quid du bilan, des enjeux ? Je n'en sais foutre rien ! La campagne "prend" peu à peu dans les médias mais qu'en voit-on ? Les fritages entre Pécresse-la-désespérée et Huchon (pas de bol, je ne suis pas en Ile-de-France), les espoirs d'Europe Ecologie, l'attendue branlée de Bayrou ... Bref, on voit beaucoup la mousse, l'écume bien frivole des choses.

Mon problème c'est que déjà il faut trier les responsabilités, les zones de compétences dans le mille-feuille administratif. Qui sait exactement ce qui ressort du domaine de l'Etat, des Régions, des Départements, des Intercommunalités, des Villes ? Sortez vos copies, vous avez 30 minutes. Oh, j'ai bien quelques réponses mais je ne suis pas sur que grand monde puisse apporter une vue exhaustive. Ensuite, jauger le bilan. Comment puis-je comprendre le bilan du sortant ? Savoir ce qui ressort de son action (en bien ou en mal), de celle de l'Etat ... Bien compliqué voir impossible. Quid des proposition des adversaires ? où les voir ? les sites de campagne, la PQR ? Là encore, le désert ...

Alors certains me diront : oui mais on s'en tape des régionales, c'est un scrutin à visée nationale, un référendum anti-Sarko, l'occasion d'un grand chelem rose ou au contraire d'un reflux bleu. J'ai du mal à voir comme cela. Certes, la portée politique est incontestable. Elle permettra de juger des positions relatives des partis respectifs. Mais malgré tout, je suis partisan de la décentralisation (politique, économique, ...) et comment croire à celle-ci si on vote aux élections locales pour une visée nationale ?

Et puis bon, tant qu'à aller à confesse, autant le dire. J'ai fait partie des abstentionnistes dans ma vie bien plus souvent qu'à mon tour. Et je n'ai pas honte de le dire. Les plus fervents des républicains me rétorqueront que c'est une honte, que des gens sont morts pour que j'ai ce droit. Je leur en sais gré (aux morts) et je trouve précieux d'avoir ce droit, mais c'est un droit et non un devoir (comme je l'entends trop souvent ...).

Ce qui m'énerve, c'est le sempiternel discours sur le parti des pêcheurs à la ligne. C'est méprisant et faux (en tout cas pour moi). Ca induit un jeu-m'en-foutisme, un désintérêt et un mépris de la politique. Tout le contraire de mon cas. La vie de la cité (oui car les géguerres entre les personnes ...) me passionne, je lis beaucoup à ce sujet. Peut-être trop en fait. C'est peut-être bien car je considère trop la politique que je vote peu. Et je respecte la démocratie bien que ces dérives puissent même m'emmener dans des élucubrations monarchistes.

Moi, je voudrais juste pouvoir voter pour quelqu'un qui me semble de bonne foi globalement (je ne dis pas tenir toutes ses promesses mais enfin en respecter l'esprit sinon la lettre), de bonne volonté, de confiance, qui a de la probité, du bon sens et une certaine culture économique, politique et sociale. Et qui ne soit pas sectaire. Ca ne semble pas trop demander ... Et pourtant ! Mon problème aussi c'est que je pense qu'il y a des bonnes idées de chaque côté. La droite n'a pas le monopole de la connerie, la gauche celui du coeur. Et non, je ne voterai pas Bayrou !

Bref, je suis dans le vague. Encore une fois sans honte. Il ne me semble pas plus honteux de ne pas savoir pour qui voter car l'on prend le scrutin au sérieux qu'être un farouche votant de tel ou tel camp pour des raisons aussi sérieuses que l'atavisme ("dans ma famille, on vote à gauche depuis 18 générations"). Donc si quelqu'un peut me convaincre pour quel camp voter, sur des bases raisonnées, je suis preneur !

mercredi 3 mars 2010

SSII : Bolkesteinisation et prêt de main d'oeuvre

Dans la première partie de cette série de posts dédiée aux SSII (Sociétés de Services en Ingénierie Informatique), permettant à la fois de pointer les dérives inhérentes à ce secteur mais également celles qu'elles partagent avec le reste de l'économie, j'ai décrit les bases de fonctionnement de ces sociétés et listé par le menu les plus gros problèmes s'y posant à mon sens.

Dans ce second post, je vais m'essayer à examiner ce qui est une des composantes majeures de ce secteur, à savoir la sous-traitance et le prêt de personnel (en notant que celui-ci peut se faire de manière directe en mode régie ou indirect via l'infogérance ou les centres de compétence j'axerai ici le raisonnement sur l'activité de régie). Constatons tout d'abord qu'une bonne partie de l'activité des SSII est, au sens propre, illégale.

En effet, l'article L.125-3 du Code du travail stipule que «toute opération à but lucratif ayant pour objet exclusif le prêt de main-d'œuvre est interdite sous peine des sanctions prévues à l'article L.152-3 dès lors qu'elle n'est pas effectuée dans le cadre des dispositions (…) relatives au travail temporaire…». Peines maximales encourues: deux ans d'emprisonnement et une amende de 30.000 €. Or, une part importante du chiffre d'affaires des SSII est réalisée par de la régie, ce qui n'est ni plus ni moins que ... du prêt de main d'œuvre. Le client exprime, dans la novlangue managériale, le besoin d'avoir une ressource ou une compétence complémentaire dans ses équipes (comprendre un salarié). La SSII va alors lui présenter un ou plusieurs CVs et le client va faire son marché et choisir un de ces CVs. Dès lors, le salarié de la SSII va travailler à plein temps sur le site du client, comme un salarié du client, avec les équipes du client, sur le matériel du client. Il est très clair qu'il s'agit de prêt de main d'œuvre et que, les SSII n'étant pas des sociétés d'interim, elles devraient tomber sous le coup de la loi. Je reviendrai dans un autre post sur l'écosystème global dans lequel évoluent les SSII et pourquoi l'Etat ne bouge pas.

Il y a ensuite deux questions à se poser à mon sens :

1. Pourquoi existe-t-il une loi interdisant le prêt de main d'œuvre et est-elle fondée?
2. Pourquoi les clients finaux ont-ils recours massivement aux SSII, et plus globalement à la sous-traitance? Pourquoi les SSII, elles-mêmes, recourent à la sous-traitance, créant un phénomène de poupées-russes dont la granularité extrême est l'individu (free-lance)?

Le prêt de main d'oeuvre est interdit, ou en tout cas réservé aux sociétés d'intérim, car il constitue un moyen extrêmement puissant de contourner les mécanismes de régulation sociale. En effet, cela revient à constituer, sur un même lieu de travail, des salariés de différentes classes. On va trouver les salariés de la société-cliente, bénéficiant de certains avantages ou régulateurs sociaux de différentes natures: cadre de travail, possibilité d'avoir un appui formel (syndicats) ou informel de ses collègues, avantages en nature (allant d'une cantine à des chèques-vacances ou un PEE par exemple) et des salariés-externes travaillant sous un régime totalement différent et généralement plus défavorable (à part peut-être pour le salaire proprement dit).

Cela peut aller de différences symboliques mais signifiantes (par exemple, accès à la cantine interdit aux sous-traitants pour un exemple que je connais -ou encore participation aux arbres de Noël ou autres activités collectives réservées aux salariés de la société cliente) à des choses plus profondes (régimes de RTT différents, cadences de travail à deux vitesses,...).

Dès lors, on retrouve dans un même lieu géographique plusieurs classes de salariés soumis à des règles différentes, ce qui ne peut, à terme, que générer un mal-être chez le sous-traitant. Par ailleurs, ce dernier est isolé. Même s'il noue des relations de travail fortes, il n'est pas un salarié de son client et donc pas un vrai "collègue" des salariés avec qui il travaille. Mais il est également séparé de ses "vrais" collègues qu'il ne côtoie pas, de sa hiérarchie, de son bureau (si même il en a un). On a donc inévitablement une fragilisation du salarié prêté mis dans une position d'infériorité et se trouvant dans l'incapacité de trouver un appui, notamment moral, auprès d'un groupe, ce qui favorise le danger de dépression (cf mon post précédent référant à un article sur l'augmentation des cas de suicides en SSII). La loi sur le prêt de main d'œuvre a donc un vrai sens puisqu'elle favorise une certaine harmonisation sociale et une solidarité inter-individus.

On peut trouver une analogie à cette situation dans la fameuse directive Bolkestein et le non moins célèbre plombier polonais. Cette directive (qui a fini par être votée mais en étant très amendée) visait à établir le principe du pays d'origine (PPO). C'est-à-dire qu'un travailleur polonais (conservons l'exemple) effectuant une activité de services en France n'était pas soumis au droit français mais polonais. L'opinion publique s'est grandement émue de ce fait via la fibre protectionniste en soulignant notamment les risques tout à fait réels de concurrence faussée vis-à-vis des entreprises nationales. Notre vision ethno-centrée n'a pas relevé à l'époque ce que cette directive pouvait comprendre, à terme, de potentiel de souffrance au travail pour ces travailleurs migrants, poussés à l'émigration temporaire par la pauvreté ou le taux de chômage du pays d'origine et voués à devenir des salariés de seconde zone chez nous...

On peut tout à fait faire le parallèle entre ce que contenait cette directive et le prêt de main d'œuvre que pratiquent les SSII. Les salariés prêtés aux sociétés clientes se voient appliqués le principe de la société d'origine, créant ainsi les mêmes dérives qu'une directive Bolkestein pure-sucre aurait créées: salariat de seconde zone et isolement d'une part, pression sociale à la baisse sur les salariés internes d'autre part (qui se voient de facto comparés aux prestataires externes et sont sous la menace d'externalisation, partielle -licenciement et remplacement par de la sous-traitance- ou totale - infogérance dans le cas de l'informatique).

Le prêt de main d'œuvre est donc en résumé un élément fort de fragilisation (et donc de mise sous pression) des salariés prêtés mais également des salariés des sociétés clientes qui peuvent ainsi être mis en concurrence en interne (notamment pour les postes ne comportant pas d'encadrement). Notons que la fragilisation est encore accrue par le phénomène des intercontrats ou rompus dans le jargon, c'est-à-dire la période entre deux missions. Le salarié est mis en concurrence avec ses collègues et responsabilisé à l'extrême sur son employabilité auprès des clients, créant là encore une tenaille psychologique extrêmement violente. Il est également à cette occasion tenu à un devoir de disponibilité et de mobilité total alors même que son employeur fait souvent à cette occasion la démonstration de l'absence totale de gestion long-terme de ses employés (affectation à des tâches internes subalternes, conseil de rester à la maison en attendant- les m2 de bureau coûtent chers,...).

Enfin, les SSII elles-mêmes sous-traitent, souvent en cascade, pour faire face aux imprévus (un gros contrat gagné par exemple). On a donc une véritable chaîne de sous-traitance, ce qui accroît l'isolement des salariés. Une tendance plus récente montre également que les SSII, pour accroître leur flexibilité, notamment face aux périodes de crise, encouragent ou font pression sur les salariés pour travailler en free-lance. Finalement, cela revient à pousser le système jusqu'au bout à savoir que les SSII deviendraient de pures sociétés d'intérim s'appuyant sur un vivier d'indépendants. Ironiquement, elles reviendraient alors dans le cadre de la loi.

Après ce constat sur le prêt de main d'œuvre et ses conséquences, je vous donne rendez-vous pour un prochain post pour creuser ce phénomène du côté des entreprises clientes, et notamment les grandes entreprises, et leur antienne du "focus on core business" (qui lui-même fait écho aux besoin court-terme des actionnaires) et voir comment l'ensemble répond à un besoin économique "global".

lundi 1 mars 2010

Avec tout le pognon qu'on a filé aux banques !


Il y a une expression qui fait florès en ce moment, chez les journalistes, les politiques (et pas que Besancenot) et même les économistes. C'est "avec tout le pognon qu'on a filé aux banques".
Il faudrait garder la raffinerie à Dunkerque ? Pffff pas dur, c'est quedal par rapport ce qu'on a filé aux banques !
Se serrer la ceinture pour garantir les retraites ? Pas question, c'est nada par rapport ce qu'on a filé aux banques !
Augmenter les salaires, embaucher des fonctionnaires ? Facile, c'est peanuts par rapport ce qu'on a filé aux banques !

Et oui, maintenant qu'on a parlé pendant des mois de centaines de milliers de milliards de dollars (j'exagère un poil), on se dit que tout est possible ! Oublions au passage qu'on additionne les choux et les carottes (renflouement, prêt, émission monétaire, garanties, ...).

Et la dette ? Roohh, on va pas s'emmerder avec la dette. C'est .... ok j'arrête. Moi, ça me fait penser à un alcoolique à deux doigts de la cirrhose du foie et qui s'envoie un Ricard en disant "boohhh avec ce que je me suis mis depuis 30 ans, c'est pas celui qui va me tuer". Certes ...

Alors évidemment, dans ce cas, on pourra toujours dire que on a une cirrhose à cause d'autres mecs qui ont trop picolé. Certes. Mais enfin on est quand même au bord de la cirrhose ...

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