BO du Blog

samedi 17 novembre 2012

Anaphore des halles

Ah l'anaphore est à la mode : Hollande puis Manuel wannabe-premier-Ministre Valls. Anaphore des Halles. Je m'y mets donc















  • Moi, blogueur, je ne traiterai jamais d'un sujet léger, de quelque chose qui n'ôte un poids de l'épaule de mes lecteurs
  • Moi, blogueur, devant la difficulté, je ne me déroberai jamais
  • Moi, blogueur, tous les jours j'écrirai. Les arrêts-maladie, les coups de mou, je connais pas !
  • Moi, blogueur, je serai toujours prêt à parler avec les collègues à la pause
  • Moi, blogueur, je serai toujours prêt à aider un collègue. S'il me retourne la faveur, parce que sinon, hein !
  • Moi blogueur, les patrons, j'm'en fous. Si j'travaille, c'est pour l'amour du travail bien fait
  • Moi blogueur, j'fais pas ça pour les sous, ça gagne pas. Juste de quoi boire un coup avec les copains et ramener de quoi vivre avec Simone
  • Moi, blogueur, après l'effort de l'écriture, je vais au zinc à côté de Rungis manger une entrecôte-frites et un verre de Macon pour me remplumer


Dans la salle du bar tabac de la Rue des Martyrs
Y a des filles de nuit qu'attendent le jour en vendant du plaisir
Y a des ivrognes qui s'épanchent au bar
Qui glissent lentement le long du comptoir par terre

Dans la salle du bar tabac de la Rue des Martyrs
Le patron a un flingue pour l'ingénu qu'en voudrait à la tirelire
Dans les chiottes les mots gravés sur les murs
Parlent de sexes géants d'amours et d'ordures ensemble

Ici chacun douc'ment oublie l'ombre d'une vie passée d'une femme de décombres
Dans ce cliché funèbre on cherche l'oubli d'un parfum d'une voix
On éteint l'impact encore brûlant de lèvres entrouvertes humides et douces

Dans la salle du bar tabac de la Rue des Martyrs
Certains soirs tout à coup dans un coin on s'arrête de rire
Et quand brusquement les lames sortent tout l'monde dégage
Se jette sur la porte en verre

Dans la salle du bar tabac de la Rue des Martyrs
Y a des seringues vidées goulûment dans des bras sans av'nir
Ici la dope c'est à la poignée
Les p'tites cuillères servent que rar'ment pour le café

Ici chacun douc'ment oublie l'ombre d'une vie passée d'une femme de décombres
Dans ce cliché funèbre on cherche l'oubli d'un parfum d'une voix
On éteint l'impact encore brûlant de lèvres entrouvertes humides et douces

Dans la salle du bar tabac de la Rue des Martyrs
Y a des vieux gars tatoués partout qui racontent leurs souvenirs
Y a des voyageurs tristes pardessus et valises
Y a des bookmakers qui ramassent les mises la nuit

Dans la salle du bar tabac de la Rue des Martyrs
On peut tout ach'ter tout vendre le meilleur et le pire
Une vieille clocharde la gueule défoncée
Rentre avec sa poussette et se met à gueuler à boire


Pigalle "Dans la salle du bar-tabac de la rue des Martyrs"

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire