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vendredi 2 novembre 2012

Canal fin de race #LNE

Le 4 novembre 1984, la via médiatique d'un pré-adolescent du Massif Central était égayée par l'arrivée d'une nouvelle chaîne sur le petit écran du salon familial. L'aventure de Canal+ démarrait et avec elle déboulaient le Top 50, Marc Toesca, Les Nuls, Coluche, un disque multicolore et même le porno du samedi soir. 28 ans plus tard, qu'en reste-t-il ? Un enfant illégitime né des amours défendues entre Michel Denisot et Danièle Gilbert, entre Midi Première et le Grand Journal. Ca passe entre 12h20 et 13h55, en clair, et s'appelle "La nouvelle yeah-yeah-yeah Edition", #LNE en langage canal.

Le grand MC de cet intermède post-matutinal, c'est Ali Badou. Ali Badou est la parfaite incarnation de la  découverte de Watson & Crick : la  double-hélice d'ADN. Un brin filant vers le bas représentant son utilité sociale, passant d'une agrégation de philo et des lambris du Ministère de l'Education Nationale vers l'animation de #LNE. Un brin jumeau mais inversé, montant celui-là, et symbolisant la courbe de ses revenus. 

Il y a aussi, costarring, Anne-Elizabeth Lemoine, dite "Babette" dans le rôle de la girl next door, surjouant la bonne copine qu'on charrie gentilment. Il y a Nicolas Domenach, faux jumeau de Jean-Michel Apathie (on les différencie à l'accent) qui déroule ses parfaites analyses politiques tandis que de mauvais plaisantins font défiler en arrière-plan des animations Movie Maker à rendre malade un étudiant en 1ère année de graphisme et montrant Nicolas Sarkozy réclamer son retour à l'Elysée à corps et cris en dodelinant de la tête.

Il y a David Abiker, qui promène son charme tranquille dans un calme hypnotique, se réveillant soudain pour demander à une néo-retraitée si son nouveau statut ne risquait pas la conduire, dans un futur proche, vers une dépression profonde et une mort assurée. Il y a Ariel Wizman, dandy-DJ surdoué qui nous rappelle l'aliénation au travail. Tandis que ses potes, sur le coup des 10h du mat', vont chercher une after, Ariel doit aller pointer à Canal pour payer ses impôts. Chienne de vie. Il y a aussi Pauline qui me laisse muet. Il y a un nouveau dont j'ai oublié le nom, sorte de clone de Lorant Deutsch. Il y a des essais foireux de scooters électriques sur le plateau, sorte d'hommage à Jérôme Bonaldi. Il y a des petit touts et des grands riens. Cmon, Ali, let's danse til the music stops.

Time was on our side and I had everything to gainLet it be like yesterdayPlease let me have happy daysWon't you tell me
Where have all the good times gone?Where have all the good times gone?
The Kinks "Where have all the good times gone ?"

2 commentaires:

  1. Je trouve que cette émission ressemble beaucoup à frou frou (une émission de Christne Bravo d'il y a qques années). Tout le monde parle en même temps et/ou se coupe la parole ! ça glousse beaucoup! il y a un bruit de fond systématique chaque fois qu'un des chroniqueurs présente son sujet ! Je pense qu'un seul chroniqueur n'est pas à sa place dans cette émission : c'est Nicolas Domenach! Non pas parce qu'il est nul! mais parce que l'émission est nulle ! et il n'a rien à gagner à participer à cette émission! Il a tout à perdre même ! surtout sa crédibilité de journaliste politique ! Cette émission est donc à jeter... Circulez rien à voir...

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