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lundi 12 novembre 2012

De 68 à 56 kgs en 2 mois : my own private régime

Faut bien dire ce qui est, j'ai toujours eu un gabarit de moineau. Ma carte d'identité affiche 1m66 et encore, j'ai triché d'un centimètre. Je ne vais pas raconter que cela a été source de moqueries ou d'humiliations à l'adolescence, mes souvenirs sont trop flous. Jamais bien été gros non plus. A une époque, je suis tombé à 48 kilos, sans trop savoir pourquoi. Ayant perdu 10 kgs en 2 mois sans faire de régime, j'ai été voir le toubib. Spécialiste, suspicion de cancer mais rien en fait.


'ai subi alors quelques désagréments : je me rappelle de longs trajets en voiture me soulevant sur le pied gauche (pas besoin de débrayer sur l'autoroute) tellement j'avais mal à mon postérieur décharné. J'ai paumé mon futal lors d'une présentation devant 20 personnes. Du balancer toute ma garde-robe. Puis je suis remonté à 52 kilos, poids de forme pendant lequel j'ai fait mal de de sport, des semi-marathons, des trails, un marathon (Lyon , 3h38, c'est sûr, c'est pas Gébré ...). Après le marathon, j'éprouve le besoin de faire un break. Je me concentre sur le vélo, 150 kilomètres/semaines, montée de Brides-Les-Bains à l'Altiport de Courchevel (à un malheureux 12 kmh de moyenne), levage de doigt à l'arrivée tel Richard Virenque qui avait gagné là quelques années plus tôt.

Malgré tout, je prends du bide. Pas dramatique, mais le fait est. J'arrête le sport, bien aidé par la rencontre en vélo avec une bordure de piste cyclable à 50 kmh. Je fais moins attention, je m'empâte. Je sens le poids de l'hérédité arriver. Les photos de mon père décharné sur la plage à 25 ans. Les piqûres pour le faire grossir. Et aujourd'hui, il ressemble à Bibendum (et habite Clermont-Ferrand). Et là, mon PDG de l'époque me dit "t'as pas pris du bide toi ?". Déclic, régime, 12 ou 13 kilos perdus en 3 mois. Les années passent ("tout est toujours à sa place" dirait NTM) et je regrossis. En 5 ans, je remonte à 68 kilos. Je me trouve trop gros sur la plage cet été, mes potes et ma frangine me charrient gentilment. Et là, je bouffe avec mon désormais ex-PDG. Qui me dit en substance "la vache, t'as pris ! fais gaffe, après 40 piges ...". Oui, mon ex-PDG, c'est mon coach minceur. Alors je m'y mets. 

J'ai refait le même régime qu'il y a 5 ans. Et je suis repassé de 68 à 56 kilos en 2 mois. Un régime que j'ai bâti tout seul comme un grand. Sauf qu'on réinvente toujours la roue, c'est en fait une version light du régime dit "Atkins" inventé dans les 70s. Peu importe. Alors c'est simple : la nourriture est notamment composée de Protides, Lipides, Glucides. Prenons un adulte costaud, pas trop sédentaire. Il doit ingérer 2800 calories/jour. L'idéal, c'est 12% de l'énergie en protides, 30 à 35% en lipides, le reste en glucides. Sachant que les Protides & Glucides sont à égalité (17 KJ/g) et que les Lipides sont loin devant (38 KJ/g), l'individu doit manger 85g de protides, 95g de lipides et 410g de glucides chaque jour que Dieu fait. Moi, mon plan, c'est de faire baisser drastiquement les glucides, mettons entre 50 et 100g/jour.

On me dit : tu es cinglé ! Pas tant que ça, car les nutritionnistes ont établi que les seuils minimaux étaient de 3/4% pour les lipides, 5/6% pour les protéines et 30/35% pour les glucides (la baisse de l'un pouvant compenser les autres). Avec mon poids de moineau et selon cette nouvelle donne, je n'ai plus "besoin" que de 150g de glucides par jour. Il va donc certes falloir que je me mettes dans le rouge en descendant sous les 100g. Provisoirement. Le but étant de se reporter sur les protéines et sur les lipides. C'est là qu'il ne faut pas faire ce régime de façon "hardcore" trop longtemps sinon le cholestérol grimpe au plafond. Pas bon ..

Bon alors évidemment, le corps va se rebeller une quinzaine de jours. C'est le cap difficile à passer, après ça roule tout seul. C'est que le corps a besoin de glycogène pour tourner et réaliser la combustion au niveau des muscles et du cerveau. C'est comme votre voiture, sans essence, ça avance moins vite. Il faut donc un petit moment pour que le foie se rende compte que pour faire la glycogénogenèse, va plus trop falloir compter sur les glucides mais plutôt sur les protides et les lipides. D'où l'intérêt de continuer à manger du gras sinon votre corps va bouffer vos propres muscles pour fonctionner ...

Passons aux travaux pratiques : évidemment pas de pain, de pâtes, de riz, de pommes de terre et autres féculents (petits pois). On remplace le sucre par de l'Aspartame ou du Sucralose. On mange des fruits mais seulement ceux pauvres en sucre (kiwi). Au ptidej, fini les tartines de confiot' ou les croissants. On remplace par du jambon, de la truite fumée, des harengs avec éventuellement des tartines "Wasa fibres". Il faut s'y habituer mais ça se fait bien (en Islande, ils font ça tout le temps). Et on n'a pas le coup de barre de 11h.

Pour les autres repas, c'est viandes/poissons/légumes à volonté. Il ne faut pas s'affamer. Fromages sans aucun problème. Yaourts à condition qu'il ne dépassent pas 8g de glucides aux 100g (c'est marqué sur le pot). Plats cuisiné ? surgelés ? Oui, s'ils ne dépassent pas 10g de glucides aux 100g (il y en a des bons). Une ptite bière ? Avec plaisir. Le resto ? oui mais prenez un carpaccio/salade ou un steack/haricots verts. Une entrée mais pas de dessert. Et un petit verre de vin, on n'est pas là pour se punir !

Bon, comme le montre la photo en haut à gauche, il est sérieusement temps que je me mette aux abdos maintenant ! 

"Humiliation, 
Of your teenage station.
Nobody cares, 
No one remembers and nobody cares.
And you cried and you cried, 
He's alive, he's alive.
And you cried and you cried and you cried and you cried.

If you call out safe then I'll stop right away, 
If the premise buckles and the room starts to shake, 
The details swap, 
And the story's the same.
You don't have to explain.
You don't have to explain"
REM "Supernatural superserious"

"I'll be your mirror 
Reflect what you are, in case you don't know 
I'll be the wind, the rain and the sunset 
The light on your door to show that you're home 

When you think the night has seen your mind 
That inside you're twisted and unkind 
Let me stand to show that you are blind 
Please put down your hands 
'Cause I see you "
Velvet Undergroung "I'll be your mirror"

Disclaimer : je ne suis pas médecin, ce qui semble marcher pour moi (le futur le dira, je vais peut-être casser ma pipe des suites de ce régime) peut ne pas marcher ou être dangereux pour les autres

5 commentaires:

  1. t'as pas le regime pour grossir plutot? ;)
    et la clope c'est fini aussi? en tout cas belle perf' esperons pour toi que ca dure! :)

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  2. Grossir non, dsl ;)
    La clope ça empire :(

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  3. @symon Pour grossir il faut faire du sport de résistance mais pas d'endurance, et obéir à l'appétit que ça déclenche : BOUFFER. Bouffer sans faire de sport ne fonctionne pas correctement.

    @Nicolas Quint C'est pas bon pour la santé ce yoyo.

    Les sports d'endurance genre marathon, vélo, natation, randonnée, aviron produisent des corps secs et nerveux. À moins d'avoir une vocation de champion olympique dans ces sports-là, quand on a naturellement une anatomie maigrelette, il vaut mieux soit en jouer pour devenir un farfadet en cultivant sa souplesse, sa vivacité et son équilibre (yoga, qi-gong, sports féminins, assouplissements, danse, ...), soit compenser par des sports qui construisent du muscle, c'est-à-dire faits d'efforts relativement violents mais courts entrecoupés de phases de récupération. Arts martiaux, musculation, haltérophilie, athlétisme, lutte, .... Tous ces sports sont aussi basés sur une écoute du corps, contrairement aux sports d'endurance qui fonctionnent en prenant le contrôle de son corps et en en exigeant toujours plus. Pendant la phase de construction, on mange énormément, et on prend du poids au lieu d'en perdre : le muscle qu'on gagne pèse lourd, bien plus lourd que le gras qu'on perd.

    Ah et au fait : le bon critère n'est pas le poids, on peut être lourd de muscles ou lourd de graisses, et ça ne fait pas du tout le même effet. Le bon critère c'est le rapport entre tour de taille et tour de hanches. C'est ce que voient les personnes qui vous regardent, c'est ce qui vous oblige à changer de pantalons, et pour des raisons de biologie des cellules adipeuses, c'est le critère qui prévient le mieux les maladies cardiovasculaires. Chez un homme, si je ne me trompe pas, les deux tours doivent être à peu près égaux, alors qu'une femme est belle quand son tour de taille est plus petit que son tour de hanches.

    Sinon question alimentation, le but serait plutôt d'entraîner le cerveau à percevoir les déséquilibres alimentaires à l'échelle d'une semaine et à réclamer immédiatement les corrections nécessaires, au lieu d'enchaîner x mois de trop et y mois de pas assez.
    Moi si je mange du gras ou du pâteux 3 repas d'affilée, au 4e repas je n'y arrive plus, et je me mets à avoir des fringales de fruits et légumes ; inversement, après 3 jours de légumes et de salades, la baguette et le sac de nouilles deviennent des tentations insurmontables. Rien qu'au niveau d'un repas, s'il manque les fruits ou les produits laitiers, j'ai l'impression que ce n'est pas fini et j'ai encore faim.
    Évidemment, ces réflexes dépendent beaucoup de l'éducation alimentaire reçue dans l'enfance, mais on doit pouvoir les acquérir à l'âge adulte en s'aidant d'une balance et en tenant la liste de ce qu'on mange, avec l'idée non pas de maigrir puis de se laisser aller, mais de manger de tout à l'échelle de 2-3 jours pour rester en permanence autour de sa silhouette de confort. Qui n'est d'ailleurs pas toujours celui qu'on s'imagine spontanément...

    La clope c'est vraiment pas bon, ça fausse à la fois le canon, le viseur et la balle, euh, je veux dire le métabolisme alimentaire, le sens du goût (qui sert au corps pour dire s'il a assez mangé ou pas) et les sensations lors du sport (on est épuisé à cause de la mauvaise respiration avant d'avoir brûlé des calories). Mais évidemment, il n'y a pas de recette magique pour arrêter.

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    1. Je crois que vous avez raison sur tout ... mais :
      1/ Je fais, je pense, partie des 15% de la population sujette à l'addiction. Dès que j'en vire une, une autre déboule. Et j'en ai souvent plus d'une à la fois. Si l'on parle des substances (j'excepte l'hémoragie d'écriture), j'en suis à 2 en ce moment. La cigarette, oui mais contrôlée habituellement (7/8 par jour), un peu "off control" là (12-15/jour). Sinon plus ou moins dépendant à la codéine suite à des problèmes d'algies diverses. C'est pas affreux mais c'est quand même un opiacé. Ca ne m'apporte rien (ça ne défonce pas). Problème : c'est bundlé avec du paracetamol qui bousille le foie (à doses considérées). Bon, je suis pas parti pour battre Jeanne Calment, je le sens bien. Même pas de justesse. Et donc quand je tente de supprimer une addiction, une autre apparaît. Ca peut être des addictions acceptables (endorphines suite course à pied), d'autres nettement moins (benzos). J'ai aussi développé un rapport plaisir/raison avec l'alcool, mes études d'ingénieur ayant failli me rendre alcoolique sur la fin (on ne souligne pas assez le danger de ce genre d'études). Donc mon but n'est pas de supprimer mes addictions (je ne peux pas) mais de me focaliser sur les moins mauvaises et d'en changer de temps en temps (pour panacher les - mauvais - effets). Ceci dit, la clope est une compagnone depuis ... 22 ans. C'est elle qui risque d'avoir ma peau.
      2/ Donc le yoyo du régime, c'est pas top pour la santé, mais à côté
      3/ Pour le sport, les sports que vous citez vont m'ennuier je le crains. J'ai besoin que ça fasse mal (un poil tendance au masochisme) et que ça fasse produire des endorphines (addiction). Par ailleurs, je viens de lire un bouquin nommé "BORN TO RUN" fantastique (évolutionnisme, ultratrail, mystique de la course à pied). Je m'y remet des que les journées font 32h ;) Dans l'idée, j'aime bien le vélo (quoiqu'un poil trop maso pour moi) mais aussi le snowboard ou le tennis (oui enfin là arrêté depuis un moment ...)
      4/ Pour le suivi alimentaire, mon psychisme est assez peu compatible avec la linéarité et donc un régime "stable" long terme. J'essaie de faire en sorte de mais je sais que ça ne marche pas trop .. pour moi. D'où j'essaie de manger correctement tout au long de l'année et puis, de temps en temps, il faut un blitz
      5/ Le poids n'a qu'une importance secondaire. Il y a quelques années, j'étais à 52 kgs et 8% de graisse (approx). Je me sentais BIEN dans mon corps. A 68 kgs, dont 6 dans une bouée ventrale et 2 dans chaque sein (atavisme familial qui a tendance à fixe les graisses ici), bien moins. C'est avant tout l'image que je me fais de moi. Celle que se font les autres est moins importante. Quoique. Ne serait-ce que pour mon métier, je pense être plus convaincant à 56 kgs qu'à 68 !

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    2. Hé oui, chacun fait de son mieux... Nous ne sommes pas égaux devant le beurre et les épinards :-)

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