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dimanche 4 novembre 2012

Economie française : accepter notre moyennitude

"Nous sommes quand même le pays au monde où les (...) sont les plus haut". "Enfin, il n'y a pas un autre pays dans le monde où (...)" "Et pourtant, nous sommes les champions de (...)". Vous avez remarqué ? Les médias ou les hommes politiques classent en permanence, dès qu'il s'agit d'économie, notre beau pays au premier ou au dernier rang mondial. Pas de moyen terme. Génial ou nul. Mickael Haneke ou Max Pecas. Bar Refaeli ou Ginette-la-voisine-qui pue. Honnêtement, je ne sais pas si c'est un trait proprement français. Ce qui est étonnant, c'est la symétrie inverse avec les positions individuelles. Prenez un ménage (enfin pas vous mais des sociologues l'ont fait) dans les 20% de français les plus pauvres et demandez-lui où il se situe. Il répondra "Classe moyenne". Demandez à un ménage dans les 20% les plus riches, itou. Autant les français "moyennisent" leur situation, autant les édiles policito-médiatiques extrêmisent celle de la France.

Il faut dire qu'on a le chic pour mal se comparer. En ce moment, c'est avec l'Allemagne qu'on s'évalue et du coup on se trouve tout plein de complexes. En plus, on lorgne outrageusement dans le décolleté germanique en oubliant l'arrière-train teuton un peu trop rembourré. Un peu comme si les femmes achetaient des mags féminins avec des canons en couverture et se tournaient vers leur mari en miaulant "Chéérrrrriiii ? Tu me trouves trop grosse ?". Alors qu'en fait, la France est juste dans la moyenne. Pas la moyenne mondiale, non non. Evidemment, si se on compare avec la République Démocratique du Congo, on va se trouver la plus belle grenouille de la mare. Mais juste le club de "nos amis", les pays de l'OCDE, le G20, les pays industrialisés, enfin vous voyez. Hormis quelques exceptions (toujours les mêmes, Airbus ou Hermès), on est à peu près toujours dans la moyenne. Et ça ne date pas d'hier. Si on remonte d'un siècle ou deux, on était déjà en train de se tirer la bourre avec les allemands ou les anglais, là devant, là derrière, souvent au milieu.

Alors où est le problème ? Comme aurait dit mon ancien chef, inspiré par Einstein, "on ne sent pas la vitesse, seulement l'accélération". Et effectivement, on n'accélère plus des masses. Même si on va encore vite. Autre point qui pose problème : avant nous étions une bien jolie fille dans une classe qui n'en comptait que 3 ou 4. Mais cette rentrée, il y a plein de girls super hots qui ont rejoint la classe et notamment quatre super nouvelles : Britney, Roberta, Indira et Cathy (voire Sandy qui pourrait intégrer la classe prochainement). Elles assurent grave. Du coup, on a tendance à penser qu'elles sont prêtes à tout avec les garçons, coucher avant le premier rendez-vous et tout.

Enfin, dernier problème, nous avons quand même pris l'habitude par le passé de nous faire sacrément respecter, bien au-delà de notre force intrinsèque. Et que je t'envahisse la moitié de l'Europe et vas-y que je t'invente les droits de l'Homme. Alors forcément, maintenant, on a plus de mal. Et il va falloir accepter notre "moyennitude". J'aurais bien dit médiocrité mais je serai retombé dans les travers des experts.

Mama told me when I was young 
Come sit beside me, my only son 
And listen closely to what I say. 
And if you do this 
It'll help you some sunny day. Oh Yah! 
Oh, take your time... Don't live too fast, 
Troubles will come and they will pass. 
You'll find a woman, yea yea, you'll find love, 
And don't forget son, 
There is someone up above. 
[ Lyrics from: http://www.lyricsfreak.com/l/lynyrd+skynyrd/simple+man_20086106.html ] 
(Chorus) 
And be a simple, kind of man. 
Oh be something, you love and understand. 
Baby be a simple, kind of man. 
Oh, won't you do this for me son, 
If you can? 

Lynyrd Skynyrd "Simple man"

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