BO du Blog

vendredi 16 novembre 2012

Ejac sur ordonnance : votre po(rn)lar du vendredi

Ce matin, c'était éjac sur ordonnance. Examen médical ! Mais avant de rentrer dans le "dur", je dois donner le contexte. J'ai depuis 3 ans environ des douleurs régulières, dans la "zone", là en bas. Ca n'empêche pas le bouzin de fonctionner très correctement mais c'est pénible. Ca eut été très pénible,  ça l'est moins mais enfin ça vaut le coup de vérifier médicalement.

Alors j'ai consulté des généralistes & spécialistes pour la plupart très compétents et agréables. Ils ne m'ont apporté que peu de réponse mais je ne leur en veux pas : il y a parfois des choses inexplicables. C'est peut-être simplement "somatique" ("vos bagages sont trop lourds" comme me l'a dit un généraliste dans une tentative psy pompée dans Femmes Actuelles).

J'ai subi un examen qui consistait à tester la conductivité de certains nerfs (pudendal je crois). Un truc que j'ai baptisé (abusivement) la gégène et qui consiste à balancer des décharges électriques dans les dits nerfs. Après une heure de choc qui faisaient valser mes jambes de dix bons centimètres et un litre de transpiration, je suis ressorti sur le trottoir en ayant appris que, oui, bon, j'ai bien un nerf qui déconnait mais que ce n'était pas la cause de mes soucis.

Sinon, j'ai fait une cystographie rétrograde. Un examen que je recommande à ceux qui souffrent d'un excès de pudeur. Vous arrivez et vous vous mettez à poil sur une table devant une ou deux charmantes infirmières. Elles s'emparent alors de votre kiki (qui, voyant le coup venir, ne doit pas mesurer plus d'un centimètre) et y insèrent une canule (un tuyau, une durite quoi). Ensuite, elles accrochent en l'air un récipient contenant un litre de liquide de contraste qui doit entrer en vous en sens inverse. Et vous disent de bien vous décontracter (ce qui n'est pas simple vu la situation mais j'avais prévu le coup, j'avais gobé un barrette de Lexomil avant) sinon vos sphincters vont barrer l'entrée du liquide et ça va durer encore plus longtemps. A la fin, vous pissez devant les infirmières pendant qu'une machine prend des clichés. Vous pensez en avoir finir avec la pudeur mais non. Il y a un truc dans le cerveau reptilien qui empêche de faire pipi devant des inconnus. Il doit y avoir une bonne raison évolutionniste à cela mais je l'ignore (ne pas pouvoir fuir un prédateur si l'on est en train d'uriner ?).

Eh puis j'ai eu des touchers rectaux aussi. Pas super agréable à mon goût, légèrement humiliant (itou) mais bon. Enfin comme me l'a dit un(e) contact professionnel il y a 4 ou 5 ans en Californie, juste avant d'entamer une réunion pro :  "Nicolas, I'm a cancer survivor. Thanks to the digital rectal exam. Tell all your friends that colorectal cancer is a silent killer and they MUST have a digital rectal exam performed on a regular basis". J'ai reçu son faire-part de décès par mail deux ans après : le crabe avait gagné, doigt dans le cul ou pas.

Bon, le fait est que, contrairement à cette pauvre femme, je n'ai rien. Juste mal et encore pas tout le temps. Pas de quoi en faire un plat. Mais il faut contrôler de temps en temps. Et c'était le cas ce matin. Car il faut chercher du côté de la prostate. Et comment tout savoir d'elle sans examiner sa production : le sperme. Alors, pour la 3ème fois en 3 ans, je me suis rendu à un cabinet pour faire "don" de ma semence. Et il y a deux écoles : 
  • L'école moderne avec porno en VoD, lieu agréable, ton pastels, qui permet un don assez rapide et efficace
  • L'école "old style" 
Ma première expérience "old style" mettait à ma disposition des magazines allemands des années 70 dont les pratiques abondamment photographiées me donnaient plus envie de vomir que de bander. Je ne suis pas bégueule et respecte toutes les pratiques. Mais les doubles ou triples pénétrations sur des actrices issues de la RDA (je n'ai rien contre elle, juste leur look) sur papier glacé tâché par quelques centaines d'usager avant moi, bof.

Aujourd'hui, c'était entre les deux. J'ai eu droit au numéro d'Union de juin 2011 (cf photo), un canapé en skaï qui collait un peu aux fesses, mais bon. Evidemment, je partais avec quelques désavantages et notamment une gueule de bois assez puissante. Et l'"Union" de 2011 ne m'inspirait pas. J'ai envisagé un coup de Youporn sur mon smartphone mais la connexion n'était qu'en edge. A 128 kbps, j'y aurai passé la matinée (il y avait d'autres candidats derrière). Et puis, j'avais des idées parasites : je pensais déjà à ce que j'écris là alors que j'avais encore le zguege à la main. Ca aide pas. Du coup, j'ai eu un moment de doute et envisagé de retourner voir l'infirmière en disant "bon ben j'y arrive pas, on remet ça ?"

Bon, comme je suis homme et que les hommes, c'est somme toute très mécanique, j'ai produit un éjaculat. Pas si abondant mais enfin ça doit suffire pour que les centrifugeuses et autres analyseurs d'un de nos fleurons locaux (Biomérieux) puissent conduire leur analyse. Alors je me suis rebraguetté, je suis rentré chez moi, lavé les mains et troqué mon vit contre mon clavier.


Pourquoi je vous raconte tout ça ? En fait, je ne suis pas croyant. Je ne rejette pas l'idée d'un Dieu et aimerait bien le trouver (si possible ante mortem). Mais en attendant, mon sentiment est que ma vie, du coup, est dépourvue de toute valeur (à part les valeurs physiques attachées à tout corps dans un système donné) et de tout sens. Dès lors, pourquoi ne pas la prendre comme un jeu ? Une expérience naturelle à usage unique ? Evidemment, il faut être prudent. On interagit avec d'autres. Et il ne faut pas que je fasse mal en "jouant" avec ceux pour qui la vie n'est pas un jeu et a un sens. Surtout ceux que je chéris. Limite pas évidente à trouver.

The death of the party 
Came as no surprise 
Why did we bother? 
Should have stayed away 

Another night 
And I thought well, well 
Go to another party and hang myself 
Gently on the shelf 

Blur "Death of a party"

1 commentaire:

  1. Merci Nicolas tu nous a bien fait rire mon collègue et moi à la pause déjeuner :)
    la chute est plus surprenante mais je me retrouve dedans! à suivre... ;)

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