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jeudi 22 novembre 2012

Sortir la Grèce, le Portugal, la Corse, les DOM-TOM, la Creuse et après ?


Un post court. Pour une fois. Inspiré d'un intervenant dont j'ai oublié le nom qui était hier dans "Les Experts" sur BFM. La tentation est forte, pour moi comme pour bien d'autres, de se dire qu'il faut sortir la Grèce de la zone euro, pour notre bien et le sien. Plein de bonnes raisons pour cela. De mauvaises aussi.

Le raisonnement que je reproduis ici (Jean-Michel Steg ?) me semble intéressant. Si l'on sort la Grèce, ou que l'on crée une Europe à 2, 3 12 vitesses car la Grèce ne peut pas suivre, pourquoi ne pas sortir le Portugal ?

Mais allons plus loin ! Pourquoi ne pas sortir aussi les régions qui pourraient nous freiner ? Corse, DOM-TOM, Creuse, 9-3 ? Ce serait le retour aux cités marchandes, aux villes-Etats, Venise, Anvers, à la ligue Hanséatique. Alors certes, ce post est une juste une petit incise. Il faudrait bien sûr parler du sentiment d'"appartenance" des peuples, des cohésions locales, régionales, nationales. Je le ferai. Mais argument intéressant.

"It's just a tought, only a thought"

Dido, "Life for rent"

4 commentaires:

  1. Effectivement il y avait un éditorial dans ce sens dans Le Point de la semaine dernière.

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  2. Les sortir comment, ces départements ? Economiquement ou/et politiquement ?

    Dans un état jacobin comme la France, ou la richesse se concentre sur Paris/IDF, ce serait peut être le seul moyen d'y faire entrer de la richesse. Le 9-3 aurait le Qatar, la Creuse, la Chine, la Corse, la Mafia immobilière et touristique, et les DOM TOM, les fonds de pensions gériatriques...

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  3. Ne confondons pas l'Europe et la zone euro.

    Le but de l'Europe est d'y admettre le plus de pays possible pour faire tomber les barrières douanières, activer les délocalisations, manipuler les normes industrielles et des marchés de manière à ne laisser survivre qu'un monopole dans chaque branche (pardon, on dit : "constituer des champions à même de soutenir la concurrence mondialisée"), etc.. Elle a absolument besoin de la Grèce et du Portugal, qui, quand on aura ramené à la raison leurs extravagantes prétentions sociales, feront d'excellents ateliers.

    L'euro est un club d'entraide pour riches. On ne peut pas y garder des insolvables comme la Grèce ou le Portugal. On en fera sortir les DOM-TOM dès que possible ; pour la Creuse, ça durera un peu plus longtemps, mais ça n'a rien d'infaisable non plus. Mais en fait, la division ne se fera pas de manière géographique, elle se fera par caste économique : on aura un euro pour les organismes manipulant chaque au moins 100 milliards par an, un autre euro pour les organismes qui manipulent entre 10 et 100 milliards, etc., et en bout de course, un euro pour les budgets familiaux, avec évidemment des taux d'intérêt très différents ici et là et des marchés réservés par catégorie. Ça correspond aux règles prudentielles des banques et des appels d'offre aussi bien publics que privés, il suffit de les généraliser et de les concrétiser sous forme de monnaies différentes.

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  4. On n'est effectivement pas loin des cités marchandes dont vous parlez :
    À Lyon, on y va
    http://www.libelyon.fr/info/2012/12/lyon-nest-plus-la-capitale-du-rh%C3%B4ne-1.html
    À Paris, on hésite
    http://grandparis.blogs.liberation.fr/vincendon/2012/12/d%C3%A9centralisation-acte-iii-le-grand-paris-grand-absent.html

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