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samedi 15 décembre 2012

Réseaux sociaux, condensé de vie : de très belles rencontres, quelques brigands

Ca fait 3 années que j'écume les réseaux sociaux (avant ça, il y avait eu le mail ou IRC que tout le monde ou presque a oublié à la fin des 90s). Je commence à voir ce que ça m'apporte ou pas (sachant que j'y passe beaucoup de temps). Le constat est largement positif : j'apprends, je fais de très belles rencontres, des échanges que je n'aurais pas eu sans les réseaux sociaux. Mais aussi des rencontres de fâcheux. Bien moins nombreux disons le tout de suite. Alors j'ai listé deux exemples fâcheux récents et j'ai gardé le meilleur pour la fin : un échantillon (difficile de trier malheureusement) de bon, très bon. De l'humain, du très humain.

Sylvain Bourmeau ou "si tu aimes Libé, mens et si tu n'as pas de carte de presse, tu la fermes"

Ce matin, Sylvain Bourmeau, directeur adjoint de la rédaction de Libération, défend son journal face à Sophie Broyet, journaliste à France 2 qui défend le modèle Mediapart contre celui de Libération. J'avoue que je me rangeais plutôt aux arguments de Sophie Royet :


Néanmoins, j'aime Libé malgré l'arrêt de mon blog pour ce journal. Je le lis depuis 20 ans et j'ai passé plus de temps en tête-à-tête avec lui qu'avec n'importe lequel de mes amis. Alors je le dis à Sylvain Bourmeau et Sophie Royet tout en exprimant ma peur face au business-model de Libé (et de la PQN en général, hors pure-players type Mediapart justement) :


Mal m'en a pris, je me fais dézinguer sur le champ par Sylvain Bourmeau :


Alors pour le ton docte, venant de celui qui assume le "casse-toi riche con", ça me fait doucement rire. Surtout, j'ai essayé de demander à Bourmeau ce qui clochait dans mes chiffres (par exemple, les ratios d'endettement sont tirés des comptes déposés par Libération auprès du Tribunal de Commerce ...) et que j'avais argumentés ici :


Evidemment, pas de réponse. Il s'en fout le Bourmeau. Il s'arroge le droit d'investiguer/enquêter/rendre des comptes sur la Terre Entière mais qu'un microbe, même pas muni d'une carte de presse, lui parle de sa boîte A LUI ? Faut pas délirer, non, il ne vas pas s'abaisser à répondre. Et puis si j'aime Libé, je dois me taire. Ca rappelle les "belles heures" de l'URSS.

Facebook ou "aide-nous, le ciel t'aidera peut-être"

L'autre nuit, j'étais encore à 1h du mat' à traînailler sur Facebook et Twitter. Et là, panne de Facebook. Je comprend en 5' le problème (merci à mes études informatiques) et comment contourner le problème (remplacer "https://" par "http://" dans l'URL). Je fais un post rapide sur mon blog et passe l'heure suivante à diffuser le fix et à faire du support technique pour le compte de Facebook sur Twitter, Google+ et autres.

Il se trouve que j'avais une pub que je payais (rassurant pour ceux qui ont investi dans l'action Facebook) : 20€/jour pour promouvoir le lancement de mon blog US. Alors je farfouille dans mes contacts LinkedIn (niveau 2 ou groupes) et envoie un message à :


  • Julien Codorniou, head of Partnership, Facebook EMEA
  • Aurélien de Sorbay (framboise), Manager, Account Management Team Facebook France
  • Martin Ott, Managing Director Facebook Northern Europe
Bon j'ai peut-être tapé un peu haut mais bon ... je leur disais en substance : je vous ai filé un coup de main, je paye 20€/jour du pub, vous pourriez peut-être abonder cette somme en remerciement ? 36h après, en gros, je reçois une réponse de Julien Codorniou qui me dit 
"Top, merci bcp ! 

As tu soumis le bug ici : 
Ouais on tutoie chez Facebook, on est cools. En gros, si j'ai bien compris, il me prenait pour un "white hat", un gentil hacker qui aide les entreprises et que Facebook paye à l'occasion. Je l'ai détrompé, pas de news. Faut dire qu'il a pas le temps de lire les mails le garçon, en plus de son job à Facebook, il est Board Member chez Avanquest Software et membre du Comité de Surveillance du Monde. Un type qui a la foi du charbonnier dans sa boutique capable de dire :


"Les applications doivent intégrer Facebook pour être compétitives"


"Un jour chaque société aura son responsable Facebook"

"Aucun site de e-commerce n'a su tirer parti de Facebook en Europe"




Je vais en parler à mes clients dans le-commerce : écoutez les gars, vous êtes des loosers, vous n'avez pas su tirer parti de Facebook, vous n'avez pas de responsable Facebook. OK vous faites 60 M€ de CA, vous êtes rentables mais Julien Codorniou l'a dit, vous ne serez pas des winners sans Facebook. Bref, j'ai coupé ma pub chez Facebook.

Les trains qui arrivent à l'heure

Comme je l'ai dit, les exemples abondent :


  • Echanges super instructifs
  • Déluge de remerciements pour une aide qui m'a pris 10'
  • Compliments sur un post qui m'en a pris 30'
Le truc génial c'est que, dans la vraie vie, on rencontre essentiellement des gens qui appartiennent aux mêmes cercles, à la même aire géographique, à la même culture, au même CSP, ...

Récemment :

- j'ai noué des contact très forts suite à mon coming-out bipolaire. En France, au Maroc, ... des gens avec qui j'échange, partage, qui prennent de mes nouvelles et inversement
- Hier, suite encore à ce coming-out, j'ai parlé 45' avec une personne qui m'a spontanément invité chez elle, à déjeuner à Lyon, rencontrer sa famille, faire des projets ensemble. 45' de discussion humainement très riches
- Au détour d'un forum LinkedIn, j'ai noué une relation avec un journaliste US d'origine Australienne. On parle culture respective de nos pays, justice (suite à ce post), journalisme, série TV
- J'ai monté un forum de débat/discussion/proposition démocratique où des bénévoles travaillent sans compter pour essayer de faire progresser les choses 
- des échanges sur Twitter avec des personnes passionnantes comme @Fabrice_BM , @AymericPontier ou @JacquesBolo

Pardon, milles excuses pour tous ceux que je ne cite pas. Tous ces gens-là, je ne les aurai jamais rencontré dans la vraie vie. Ca m'aurait manqué. Les réseaux sociaux m'ont apporté de connaître et échanger avec des humains de valeur. Et aussi de croiser quelques ingrats, bornés, méprisants, ... c'est surement le prix à payer !

Il existe le coefficient de Gini qui mesure les inégalités de richesse (1 = totale inégalité, 0 = égalité parfaite). Il pourrait y avoir un Coefficient de Quint (un peu mégalo) qui mesurerait les inégalités d'humanité, de gratitude, d'ouverture, d'honnête intellectuelle. Il serait surement proche de 1.

Avec cette exigence que je me donne : ne pas laisser le manque de temps être une excuse pour ne pas répondre aux sollicitations, chérir le doute et fuir les certitudes, ne pas se laisser envahir par la frustration et céder aux sirènes de la vengeance (là j'ai du mal), essayer d'être humain, encore et toujours, et de respecter mon prochain (à défaut de toujours l'aimer).

"Oui le sujet est ouvert de manière claire
Aucune ambiguïté, nos rapports sont sincères
Oui c´est clair, je vous parle de respect
Et je vous parle de cette valeur qui se perd, en effet!
Hein, le monde moderne dissout les vraies valeurs
Say hein, là il ya de quoi avoir le coeur en
Mille-mille morceaux,
Car les villes-villes aussi Joe!
Sont touchées par le manque de respect oohh!

Come back on a funky track,
Once we start no turning back,
Feel the groove and you will move to this
All night long,
When she learns it starts to go,
When she grows it starts to know,
Respect yourself, and the rest will floooowwww!!!

{Refrain: x2}
Respect yourself, respect the funk,
Respect the ladies
Respect yourself, respect the funk (yeah, ha ha)"

Alliance Etnik, "Respect"




2 commentaires:

  1. marrant ! je parlais de toi @ mes fils récemment ; mon seul ami que je ne connais pas IRL ! et je te décrivais via une déclinaison d'activités "e"
    bon si tu t'aventures en 2013 au Nord de... la croix rousse fais moi signe
    :-)
    jérôme V

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    1. Bien noté : le nombre d'amis que je dois voir au nord de X-Rousse ... faut que je passe 1 mois à Paris (noooon pas ça)

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