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lundi 28 janvier 2013

Keynes expliqué à ma mère via la thermo et Freud

J'avais ma mère au téléphone l'autre jour qui me dit "on n'arrête pas d'entendre parler de relance keynesienne, de multiplicateur, avec ton père, on ne comprend pas ce que c'est que ce truc. Je me suis dit que, toi qui était branché éco, tu saurais nous expliquer". Challenge donc : expliquer le concept en 10' au téléphone à ma mère. Je décidai d'y ajouter un petit fond de sauce sur la différence entre la vision classique et la vision keynesienne de l'économie et notamment la relation au "rationnel". Pour le multiplicateur, j'ai opté pour une analogie thermodynamique : mon père est prof de thermo à la retraite et ma mère chimiste également à la retraite. En plus, ça s'y prête plutôt pas mal ...

L'économie vue comme un cycle thermodynamique

On va donc dire que l'économie, c'est la modélisation des échanges financiers entre personnes (financier au sens large, disons les échanges non désintéressés). Ces échanges peuvent être vu comme un cycle, par exemple le cycle de Carnot, celui qui modélise ce qui se passe dans un frigo (je ne pousserai pas plus sur la thermo ; j'ai été très bon dans cette matière, surement par atavisme, mais je n'en ai fait qu'un trimestre et c'était en 1990, autant dire il y a une éternité et il ne m'en reste pas grand chose).

Les échanges économiques peuvent aussi êtres vus comme un cycle : besoin (de voiture par exemple) --> achat (de voiture) --> travail pour les salariés du secteur auto --> salaire pour les salariés du secteur auto  --> argent pour ces mêmes salariés qui vont permettre de répondre à de nouveaux besoins (voiture, alimentation, logement, ...). Demande --> Offre --> Demande. On peut voir le cycle sous l'angle Offre --> Demande --> Offre mais c'est au fond la même chose (la roue tourne mais selon la vision on peut voir un sens différent ou un élément moteur différent).

Quand le cycle fonctionne bien, on considère que l'économie "va bien" (croissance régulière ou en tout cas pas de décroissance). Je mets des guillemets car le cycle peut marcher correctement et qu'il y ait du chômage ce qui n'est pas la marque d'un très bon fonctionnement. En cas de crise, l'analyse peut diverger : certains pensent qu'il s'agit d'une crise de l'offre (il n'y pas sur le marché les bons produits aux bons prix, par exemple à cause de rigidités sur le marché du travail), d'autres une crise de la demande (les ménages n'ont pas assez d'argent pour satisfaire leurs besoins - en tout cas, plus que "normalement"). Si le frigo ne fait pas assez de froid, c'est soit un problème de détente, soit un problème de compression.

Quelle est alors la réponse de Keynes ? Lui pensait que les crises venaient principalement d'une faiblesse de la demande. Pour filer notre analogie, le cycle ne se fait plus aussi bien car il n'y a plus assez d'énergie dans le système. Il faut donc en "réinjecter". Et il offre un outil pour mesure l'efficacité de cette injection : le multiplicateur keynesien. Si celui-ci est supérieur à 1, on va relancer l'économie. Imaginons un multiplicateur de 1,5. Si on injecte 1 joule dans le système, le cycle va reprendre, regagner en efficacité, de telle sorte que, au final, c'est 1,5 joules de plus qui auront été produits pour refroidir le frigo. Magique. A l'inverse, avec un multiplicateur de 0,5, on injecte de l'énergie qui va s'amenuiser et il faudra sans arrêt en réintroduire.

C'est la même chose avec l'économie. Un multiplicateur supérieur à 1 va permettre, avec 1€ d'argent public, de créer plus d'1€ de richesse et de relancer l'économie et espérer que le mouvement ainsi créé perdure et s'auto-entretienne sans surcroît argent public. Si le multiplicateur est inférieur à 1, l'Etat va s'"épuiser" à remettre de l'argent pour un mouvement qui ne s'auto-entretient pas. Or, il y a plein de raisons qui peuvent faire que le multiplicateur soit inférieur à 1 : l'épargne (on remet de l'argent dans le circuit et il en ressort pour aller sur des comptes d'épargne) ou l'achat de produits importés (la relance en France crée des emplois en Chine). Bref, c'est le fait que le circuit n'est pas "fermé" qui peut faire rater la chose : il y a déperdition d'énergie au cours du cycle.

Il faut noter qu'évaluer le multiplicateur a priori est très compliqué (c'est nettement plus simple a posteriori mais un poil moins utile). Le FMI avait essayé d'évaluer le multiplicateur des politiques d'austérité (opération inverse : que se passe-t-il si on prélève de l'énergie au système ? le cycle va-t-il ralentir ? fortement ?) et l'avait évalué à 0,5, ce qui montrait que l'austérité ne freinait que très peu la croissance. En fait, il est plutôt entre 0,9 et 1,7, ce qui change toute l'analyse. Et oui, l'homme est beaucoup plus difficile à modéliser que les échanges de chaleur et les équations sont donc nettement moins efficaces. Ce qui est une bonne transition pour la suite.

Keynes/Freud : même combat

Bernard Maris a sorti il y a quelques années sur les liens entre Keynes et Freud un livre passionnant. Ces deux-là ne se sont jamais rencontrés mais ils ont été contemporains (Keynes étant postérieur). Réduire Keynes à son multiplicateur est vraiment ne pas lui rendre grâce car c'est loin d'être son plus grand apport même si l'"opérationnalité" de la chose le destinait plus à passer à la postérité. C'est justement dans le lien avec Freud que Keynes a été le plus grand.

Avant Freud, on considérait que l'homme était un être rationnel qui faisait des choix, plus ou moins éclairés, en fonction de ses intérêts (argent, pouvoir, sexe, ...). Si on pouvait lister les intérêts d'un être humain, on pouvait anticiper ses choix. Et s'il ne se conformait pas aux choix qui étaient dans son meilleur intérêt, alors on avait à faire à un fou. Simple mais mauvais reflet de la réalité. Freud a mis au jour l'inconscient, son rôle crucial dans l'explication de certains de nos comportements qui peuvent apparaître comme irrationnels mais sont en fait le produit de la sédimentation qui s'effectue dans notre inconscient.

En économie, selon les "classiques" (d'hier mais aussi d'aujourd'hui), l'homme est mû par le besoin (manger, se loger, se déplacer) et fait des choix "rationnels". Ce qui donnerait en gros ça : je ne change ma voiture que si elle est vraiment bonne pour la casse ou si les réparations coûtent plus cher (sur le moyen terme) que l'achat d'un nouveau véhicule. Je choisis ensuite ma voiture en fonction du kilométrage que je fais, de sa consommation, de la vitesse à laquelle je veux aller (130 ou 150 kmh par exemple), du volume du coffre et des équipements intérieurs. Dans ce monde-là, on voit mal pourquoi il se vendrait des voitures de, mettons, plus de 100 chevaux. Et pourquoi l'industrie allemande vend autant de grosses berlines. Et pourtant, il s'en vend un paquet ! On voit mal aussi pourquoi il faudrait faire autant de pub puisque le consommateur, à la fin, fait un choix "rationnel" (il a juste besoin d'une brochure avec les caractéristiques techniques). Les classiques expliqueront que l'achat d'une grosse berline sportive n'est pas le fait du "désir" mais d'un choix rationnel d'affichage d'un statut social. De l'art de se raccrocher aux branches ...

Pourquoi les classiques tiennent tant à la vision d'un être rationnel ? Certains par idéologie car ils pensent que le "Meilleur des Mondes" est celui où le rationnel règne en maître (moi, ça m'effraie plutôt, chacun son fantasme). Mais aussi parce que mettre en équation l'irrationnel, ça ne marche pas. Or, les économistes adorent créer des théories, des équilibres, des équations avec 40 pages d'intégrales. Ca peut même leur rapporter un prix Nobel (enfin l'équivalent). Evidemment, ça suscite la déception du public qui se rend compte que ces belles théories arrivent à prévenir l'avenir avec une précision à peu près équivalente à celle de la météo à 3 mois ...

Toutes ces belles théories sont-elles dès lors inutiles ? Pas complètement si on les prend pour ce qu'elles sont. Mais si on attend un résultat précis alors que les hypothèses ont tellement été simplifiées, on est forcément déçu. Les économistes vont devoir, comme l'explique bien André Orléan, renoncer à leurs visées Prométhéennes. L'Homme est difficile à mettre en équation et tant mieux (le jour où on y arriverait, je ne suis pas sûr d'avoir envie de vivre dans ce monde-là), du coup, l'économie est forcément une science "molle" (par opposition aux science dures), plus proche de la sociologie que de la physique. Et ne peut guère éditer des "petits guides pratiques à l'usage des gouvernants". La politique a donc toute sa place, l'économie permettant "seulement", comme l'Histoire, de tirer des leçons du passé et d'essayer de ne pas commettre plusieurs fois les mêmes erreurs. C'est déjà pas mal !

8 commentaires:

  1. La métaphore semble prometteuse!

    Peut-être pourrait on dire que la crise c'est que quelqu'un a ouvert la porte du frigo, sans la refermer, et que la relance keynésienne c'est que l'état passe la refermer, ce qui capture aussi l'idée que les programmes de relance sont un peu un fusil a un coup, où l'effet s'estompe si on réessaye trop vite.

    Autre truc: mesures structurelles = amélioration de l'isolation du frigo, mesures monétaire = ajustement de la quantité/pression du liquide réfrigérant pour fonctionnement optimal?

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  2. @cig : ahh joli merci pour les améliorations de ma métaphore !!!! :)
    Par contre, on m'a fait la remarque (juste) sur Twitter : je traite l'Etat comme un élément exogène (ou extérieur au frigo) alors que c'est aussi un élément du frigo qui déplace beaucoup d'énergie, en redistribue beaucoup dans le frigo mais en "disperse" une partie aussi (rendement parfois très peu optimal).. pas faux ...

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  3. "Les économistes vont devoir, comme l'explique bien André Orléan, renoncer à leurs visées Prométhéennes. L'Homme est difficile à mettre en équation et tant mieux [...]"

    Et que fait-on de la neuroéconomie qui est en train de contaminer la recherche universitaire et bientôt se substituer à la théorie de l'homme rationnel ?

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  4. @sp : la neuroéconomie est intéressante. Pour moi, la théorie de l'homme rationnel n'a aucun sens, l'homme n'étant pas rationnel selon moi. Ou, en tout cas, il est rationnel mais nous n'avons pas accès la "boîte noire" de sa rationalité. La rationalité "restreinte" appliquée à l'économie, même avec les raffinements apportés à la théorie au fil du temps, ne colle pas avec la réalité. Le chemin qui mène à nos actes est infiniment complexe, il suffit de regarder la rubrique faits divers pour s'en convaincre. Il me semble donc sain que l'économie s'ouvre à d'autres choses qu'une prétendue rationalité qui n'est qu'un cache-misère. Intégrer les neurosciences et plus globalement toutes les théories cognitives et comportementales, pourquoi pas ? Mais il ne faut pas que ça devienne une doxa, un élément dominant. Un coup c'est la théorie des jeux, un coup les neurosciences, demain l'économie génétique ? Non, je pense qu'il faut arriver à intégrer un paquet de sciences humaines pour (re)former le corpus économique. La sociologie, la psycho sociale, les neurosciences, les sciences cognitives, les sciences comportementales, la théorie des jeux, ... c'est en unifiant tout cela (vaste programme) qu'il est possible d'aller "plus loin". Tout en gardant à l'esprit qu'il restera une part de mystère et d'inconnu. Je vois mal comment on pourrait modéliser les interactions de 6 milliards d'humains alors qu'on n'est pas capables (et heureusement) de modéliser le comportement d'un seul humain.
    Malheureusement, vous le dites en parlant de "contaminer", plutôt qu'une vraie unification, il y a des modes, ces modes conduisent à des financement universitaires, à des stratégies de la part des chercheurs (en terme de carrière), toutes choses qui ne vont pas forcément dans le "meilleur intérêt de la science" (s'il existe).

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  5. "Il me semble donc sain que l'économie s'ouvre à d'autres choses qu'une prétendue rationalité qui n'est qu'un cache-misère."
    Totalement en accord avec vous.

    " [...]Intégrer les neurosciences et plus globalement toutes les théories cognitives et comportementales, pourquoi pas ?"
    Parce que le contenu empirique des théories cognitives et comportementale est faible. Vous le dites vous même : "Le chemin qui mène à nos actes est infiniment complexe". Si c'est vraiment complexe, alors je doute que les théories citées plus haut soient vraiment pertinentes.

    " [...]Mais il ne faut pas que ça devienne une doxa, un élément dominant."
    C'est un voeu que je partage, mais je doute qu'il se réalise. La science et le monde social fonctionnent pour le meilleur ou pour le pire par paradigme dominant (Khun). Il y a des jeux de pouvoir des acteurs et des instituts qui font qu'il y aura toujours une chapelle qui voudra imposer sa norme.


    "Un coup c'est la théorie des jeux, un coup les neurosciences, demain l'économie génétique ? Non, je pense qu'il faut arriver à intégrer un paquet de sciences humaines pour (re)former le corpus économique. La sociologie, la psycho sociale, les neurosciences, les sciences cognitives, les sciences comportementales, la théorie des jeux, ... c'est en unifiant tout cela (vaste programme) qu'il est possible d'aller "plus loin". Tout en gardant à l'esprit qu'il restera une part de mystère et d'inconnu."
    1/ C'est beau et je le souhaite aussi, mais on nage quand même dans le "ça serait bien". On sait pertinemment que le monde social ne fonctionne pas avec des idéaux que peuvent avoir certains d'entre nous (aussi louables soient-ils).
    2/ De plus, vous prenez la socio version individualisme méthodologie, la théorie des jeux, la psycho cognitive et une partie des neurosciences et vous avez exactement les mêmes résultats. Il y a plus de différences entre théories interdisciplinaires qu'entre disciplines elles-mêmes.
    3/ Articuler des savoirs très variés est une bonne idée. La pensée complexe (Les 5 tomes de la Méthode) d'un Edgard Morin a déjà ouvert la voie (lorsqu'il était un universitaire et non un pape comme maintenant). Et c'est un travail qui est resté sans suite au niveau académique. Ce qui prouve que les enjeux de pouvoirs sont plus forts que les enjeux de savoirs dans les institutions légitimes (Universités, instituts, etc.)
    4/ pour garder à l'esprit qu'une part de mystère existe, on a besoin de disciplines modestes et qui progressent à petits pas. Or, ceux que vous citez sont quand même dans l'ensemble assez arrogants puisqu'ils ne s'autocritiquent que rarement.

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  6. @sp : je ne partage pas forcément votre scepticisme sur l'avancée des sciences cognitives et comportementales. Oui j'ai dit "le chemin qui mène à nos actes est infiniment complexe et mystérieux". Mais on pourrait dire ça de beaucoup d'autre choses. On avance sur la connaissance du génome humain mais la façon dont le génome s'exprime vraiment, comment certaines séquences agissent et d'autres semblent inhibés, à quoi sert le "junk code" ? Tout cela est très mystérieux aussi. Donc oui ces théories font partie de sciences relativement nouvelles et qui sont "en retard" (enfin la notion de retard ne s'applique pas vraiment, encore faudrait-il savoir où est le départ et où est l'arrivée). Mais qui ont un potentiel je pense. Même s'il sera surement in fine limité pour longtemps encore. En attendant, j'en suis d'accord, leur apport potentiel à l'économie reste faible, c'est certain. Mais je pense qu'il peut ouvrir de nouvelles voies. Pas forcément dans le développement de nouvelles équations, de nouveaux équilibres, de nouvelles théories mais plus je l'espère dans des pistes de réflexion un peu différente (moins de rationnel ... plus de prise en compte de l'homme dans sa complexité, au moins apparente).

    "Il y a des jeux de pouvoir des acteurs et des instituts qui font qu'il y aura toujours une chapelle qui voudra imposer sa norme." ==> c'est le gros problème ... c'est un des enseignements de la crise démarrée en 2008 d'ailleurs. Et pas un de ceux dont on parle le plus souvent. On a un peu plus parlé des conflits d'intérêts (les prévisionnistes payés pour prévoir le beau temps pour des banques qui font du profit sur le beau temps) mais il y a aussi le biais des recherches induit par la quête des financements, des honneurs, des récompenses, le regard des pairs, les modes, ... bref, le paradigme dominant, vous l'avez bien dit. C'est d'autant plus dramatique en économie. La physique joue sur le temps long quelque part. Si un paradigme domine pendant 10 ans et est remplacé ensuite, ça n'est peut-être pas très efficient mais pas dramatique non plus. Par contre, si 80% des économistes fonctionnent sous le même paradigme dominant, de part l'influence qu'ils ont sur les gouvernants (le fameux "consensus", les conseillers des princes, ...), cela peut être dramatique.

    "C'est beau et je le souhaite aussi, mais on nage quand même dans le "ça serait bien" ==> j'ai bien conscience d'être dans le wishful thinking ! La spécialisation des disciplines ET l'organisation de la recherche rendent cette unification assez utopique, j'en conviens....

    "De plus, vous prenez la socio version individualisme méthodologie, la théorie des jeux, la psycho cognitive et une partie des neurosciences et vous avez exactement les mêmes résultats. Il y a plus de différences entre théories interdisciplinaires qu'entre disciplines elles-mêmes." ==> exactement, c'est peut-être un peu fort. Il y a des résultats probants et novateurs dans chacune des disciplines me semble-t-il (même si je manque de connaissance pour l'affirmer fermement). Mais oui il y a aussi BEAUCOUP de différences intradisciplinaires. Mais est-ce un si gros problème ? Aucun différence intra-discplinaire, c'est la mort d'une science. Et, dans le passé, il y a eu des unifications entre des sciences où régnaient de profondes divergences ... en physique, on a quand même une vision un poil unifiée (ok ok même si on ne sait pas articuler correctement physique quantique, newtonienne et relativiste .. on a une théorie pour chaque ordre de grandeur et on ne sait pas es rejoindre aux limites ... mais disons que ces théories coexistent au moins paficiquement et que le corpus de connaissance avance sur cet échafaudage, même branlant) même si des discensions énormes avaient lieu (apparition de la mécanique quantique, refus d'Einstein, paradoxe EPR, ...).

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  7. @sp :
    Pour finir sur la suite de vos arguments, je suis d'accord qu'il y a d'un côté la vision un peu (beaucoup) idéalisée que je présente et la réalité crue du travail de recherche que vous décrivez. Je ne peux pas nier la réalité que vous présentez mais je pense qu'il falloir à nos sociétés réorganiser la manière de chercher si l'on veut unifier. Et que si on n'unifie pas, on ne progressera guère ... en économie comme en pharma par exemple

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  8. "Mais oui il y a aussi BEAUCOUP de différences intradisciplinaires. Mais est-ce un si gros problème ?"

    Les différences ne sont pas un problème, mais là, il s'agit presque d'une guerre entre des approches majoritairement acquises à des intérêts purement économique (psycho cognitive, neurologie, etc.) et des approches éparpillées dont l'intérêt est plus divers (psychanalyse, sociologie clinique, phénomènologie, etc.).

    j'y vais peut être un peu fort, mais mon argumentation serait trop longue et n'a peut être pas sa place ici.
    En tout cas, merci pour cet échange.

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